
Affaire Jacques Brunet – Désormais, cette Myriam Maillard fait l’objet de l’attention des gendarmes. Ils apprennent rapidement que son vrai nom est Jamila Belkacem. Son mari, Maillard, est un homme dont elle vit séparée. Et Myriam, le prénom d’une de ses filles, alors âgée de onze ans. D’un autre côté, Jamila a 39 ans au moment d’écrire ces lignes. Elle s’est enfuie du Maroc en 1984, a épousé René Maillard et le couple a eu quatre enfants. Puis, selon le mari, ils se sont séparés pour pouvoir se concentrer davantage sur les allocations familiales. C’est parce qu’il est homophobe, selon Jamila.
Jacques Brunet, le vétérinaire, et Jamila Belkacem se sont rencontrés en 1997, par hasard. En septembre 1998, il s’installe définitivement chez elle à Villefranche-sur-Saône. Jamila dit à son mari que Brunet est un « bon ami » lorsqu’elle se remet d’une tumeur au cerveau. Il n’en aura plus avant longtemps.
Selon elle, son mari est en fait son demi-frère et il s’appelle « Georges ». Elle fait ce coup sur le petit ami. Après avoir joué le jeu, le mari perd la partie lorsqu’il surprend le malade appeler sa femme « minou » dans un micro. À ce moment-là, il reste ferme sur la vérité, mais son amour inébranlable l’appelle quand même « Georges ».
Le vétérinaire en subit alors les conséquences. Chez Jamila, il devient froid et indifférent. Là pendant la journée. Personne ne peut s’empêcher de remarquer la quantité de médicaments qu’il prend, que Jamila lui administre occasionnellement. Elle avait fabriqué de faux médicaments afin d’acheter une grande quantité d’antidépresseurs.
Simultanément, les comptes de Jamila se remplissent tandis que ceux de l’amant se vident. Il n’y prête que peu d’attention, ne vérifie jamais ses finances. Tout ce qu’il a est un rêve, et ce rêve nécessite beaucoup d’argent. Avec Jamila et leurs quatre enfants, il envisage d’acheter un beau bateau et de faire le tour du monde à la voile.
Jamila et lui effectuent de multiples voyages aux Baléares et à Deauville à l’hiver 1998. Dès février 1999, le projet est défini. Brunet découvrira-t-il que plus de 500 000 F ont quitté son compte pour rejoindre celui de Jamila ? Ils partent de son appartement de Bourg-en-Bresse le 19 février 1999. Personne ne contrôle le vétérinaire à moins qu’il ne soit carbonisé.
Travaux littéraires. Depuis, Jamila Belkacem. Elle a perdu 10 kg à cause d’une grève de la faim et d’une tentative de suicide à l’intérieur. Pourtant, une multitude de détails le suggèrent. Sur un ordinateur, les enquêteurs ont trouvé une lettre expédiée à l’épouse pour défendre « Myriam » et aussi la trace des fausses ordonnances que Jamila avait conservées.
Or, selon un expert, cette lettre a été enregistrée le 25 février. Juste un jour avant que le corps ne soit retrouvé. Jamila a reçu une lettre en détention, mais ce dossier n’est pas simple. J’aime particulièrement le passage suivant : “Je t’ai eue sale pute tout était calculé le juge a cru à mon histoire.” On ne peut jamais identifier l’auteur.
En fin de compte, Jamila sera jugée et punie. Les fameux « aveux » seront finalement reçus par la cour d’appel de Lyon le jour où l’appel devait être entendu. C’est pour cette raison que les enquêteurs se sont rendus à la prison pour comparer la correspondance de Jamila avec les ordinateurs auxquels elle avait accès.
La lettre n’y a pas été enregistrée. Ni l’ordinateur du mari. Il y a une troisième personne. Selon une source judiciaire, suite au faux suicide, la jeune fille de 17 ans a été placée dans un établissement de soins spéciaux pour la protéger de l’influence de ses parents. Selon les enquêteurs, l’adolescent a tenté de culper sa mère à la fin de février.
Peu de temps après le tournant du millénaire, les gros titres étaient dominés par une controverse absurde. On découvre ici Jamila Belkacem, l’empoisonneuse de la série. Après plusieurs audiences de libération sous caution et des mois d’enquête, elle a été condamnée à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle.
En 1999, le silence méconnu de Jacques Brunet est signalé par une certaine Myriam Maillard à la police. L’homme est retrouvé partiellement carbonisé à leur arrivée sur les lieux de l’incendie qui s’est déclaré dans sa résidence. Selon Myriam Maillard, l’habitude du vétérinaire de prendre des somnifères et de dormir avec une bougie en fait un accident.
Des traces d’hydrocarbures ayant été découvertes dans l’appartement et sur le matelas où se trouvait le défunt, l’assurance de l’homme indiquait qu’une enquête devait être menée. Après que les récits de son mari aient également été invalidés, la veuve de Jacques Brunet apprend la nouvelle.
Instantanément, Myriam Maillard devient la principale suspecte. Au fur et à mesure que l’affaire progresse, les détectives comprendront que ce n’est pas son vrai nom. Jamila Belkacem est en fait son nom. Elle est arrivée en France en 1983 après être née au Maroc en 1960. Son mari René Maillard et ils ont eu quatre enfants ensemble. Bien qu’ils se soient légalement séparés en 1994, ils n’ont jamais divorcé.
Le fait qu’elle soit toujours mariée est révélé au vétérinaire lors de cette visite. Elle va élaborer un plan pour transférer des fonds du compte de son amant vers celui de sa sœur. Elle l’avait drogué à plusieurs reprises. Si elle avait eu connaissance de son désir d’acheter un bateau capable de faire le tour du monde, elle aurait choisi de l’éliminer afin de cacher qu’il n’en a pas les moyens financiers.
Etonnamment, il a utilisé sa fille pour empoisonner son père
Elle a été reconnue coupable d’assassinat et condamnée à 20 ans d’isolement criminel, malgré son déni constant des faits. Elle fait appel de la décision, mais son mari, René Maillard, écrit au tribunal. C’est moi qui, dans la nuit du 23 février 1999, ai tué Jacques Brunet. Cette date me revient sans cesse. Je choisis de mettre fin à mes jours en liberté plutôt qu’en incarcération. L’homme est découvert dans le coma à l’arrivée de la police à son domicile.
Après avoir repris conscience, il nie catégoriquement avoir envoyé la lettre et nie jamais tenté de se suicider. L’enquête révélera que Jamila Belkacem a contraint sa fille âgée à afficher de faux cheveux et à empoisonner son père avec un flan au chocolat contenant des antidépresseurs afin qu’elle puisse s’en sortir. Tout en faisant appel de sa condamnation en 2006, Jamila Belkacem a été condamnée à perpétuité. sans possibilité de libération conditionnelle et une période probatoire de 22 ans.
Qui a tenté de faire tuer son mari dans le but de jeter le discrédit sur Jamila Belkacem ? Au cœur du mystère se trouvait cette gardienne de 42 ans et mère de quatre enfants. En 2002, la cour d’appel de l’Ain le condamne à vingt ans de prison pour le meurtre de son amant. Elle avait prévu une audience en février 2003 devant la cour d’appel du Rhône.
Mais le public diminue. Le premier matin, le mari de Jamila avait écrit une lettre et l’avait envoyée au président. Il a affirmé avoir commis un meurtre et déclaré son suicide dans un article publié dans Libération le 28 février. L’homme est déjà dans le coma lorsque l’ambulance arrive. Sa dernière œuvre théâtrale a été dévoilée il y a quelques jours seulement. Il a nié avoir jamais écrit une lettre au président.
Restez en dehors des accusations de meurtre. Ne jamais produire un effet suicidaire. Il faut donc que quelqu’un s’en occupe. Le Parquet de Villefranche a ouvert mardi une information pour tentative d’assassinat, fausse allégation et usage de fausse accusation. La commande ajoutera les lettres énigmatiques à un dossier.
Reste mortuaire. Le 26 février 1999, l’histoire commence dans la quête de justice. Les pompiers de Bourg-en-Bresse découvrent ce jour-là le corps sans vie du vétérinaire Jacques Brunet dans son appartement. Ils avaient été prévenus par « l’amie intime » de la victime, Myriam Maillard. Selon son récit, l’homme prenait des somnifères et dormait avec une couverture sur lui pour l’empêcher de se réveiller dans le noir. Elle en informe la police. La justice se satisfait de cette version.
Quelques semaines plus tard, l’épouse du vétérinaire découvre qu’un spécialiste des assurances a trouvé de légères traces d’hydrocarbures sur le sol de l’appartement et sur l’épave du matelas. Elle et son conjoint vivaient séparés. Puis elle appelle Myriam. C’est plus tard dans la nuit que les deux dames ont appris la découverte du corps. Ils ont une longue conversation. La curieuse découverte est communiquée à la maîtresse par la femme de l’expert.
Une femme qui se dit folle amoureuse de son mari lui écrit quelques jours plus tard une étrange lettre lui expliquant comment le vétérinaire lui a donné Myriam. Enfin, ni la mort de Jacques Brunet ni « un être bon et généreux » ne sauraient être tenus pour responsables. Les avoirs de son mari ayant été gelés, la vierge préfère demander une enquête complémentaire au tribunal plutôt que de blâmer qui que ce soit.
Assassiner directement. La dépouille de Jacques Brunet est ensuite exhumée et l’autopsie vérifie l’absence de toute suture. Ainsi, il était déjà décédé lorsque la bombe a explosé. Un médecin a découvert que la victime souffrait d’asphyxie au benzène et qu’un autre médecin avait pris un nombre important d’antidépresseurs juste avant son décès. Le parquet ouvre un dossier sur un assassinat.
