
Jean Baptiste Hennequin Aujourd’hui – Pour la première fois, il s’exprime en public. Stéphane Fabris nous confie son immense douleur, qu’il ressent encore vingt et un ans après le meurtre de son épouse, la plus jeune des trois victimes. Dans l’appartement privé du couple patrons du Grand-Hôtel, Jean-Baptiste Hennequin, âgé de 62 ans, sera inhumé dans la nuit du 19 au 20 janvier 1997. Le propriétaire, Léo Roupioz, et sa compagne et directrice générale, Gisèle Kuntzler, ont tous deux été tués. Roupioz avait 72 ans.
Hennequin quitte son mari à 7 heures du matin et attend la réceptionniste, qu’il interprète ensuite en solo. Arme à la main, il monte à bord de la Polo appartenant à sa troisième victime, retrouvée six jours plus tard à Amiens.
Sa fragilité est toujours évidente et son visage devient rapidement rouge à force de pleurer. En effet, il n’aurait pas parlé si sa belle-mère ne l’avait pas approuvé. il se rend au cimetière poser sa tête sur sa tombe.
Stéphane Fabris, qui a aujourd’hui 50 ans, trouve que l’idée de dire n’importe quoi sur l’assassin lui passe toujours par la tête. Lors de son procès en juin 1999, le Saint-Quentinois a simplement voulu évoquer la mémoire de son épouse, assassinée par le veilleur de nuit,
Sur la table basse de son salon, il a déposé toutes les belles photos de Michèle. Michèle apparaît insouciante et jeune sur l’une de ses photos préférées, ressemblant à une belle femme. C’était Mme. Roupioz qui l’avait photographié. Michèle a terminé sa formation à l’Ecole Hôtelière de Tunon puis a passé quelques temps à Monaco. En 1989, au Grand-Hôtel, nous avons eu notre première rencontre.
Ce qui amène un détail troublant : il était veilleur de nuit dans l’établissement où son successeur assassina sa femme quelques années plus tard. Il ne peut ébranler le souvenir de sa femme. J’ai jamais oublié cette belle personne qui était gentille, bonne, et pas méchante en tout cas. Pour moi, tout tournait autour de lui. “J’ai légitimement exercé mes capacités grâce à Michèle.” Sans aucun doute, le couple avait pléthore de projets et une famille à fonder avant que tout ne s’effondre le 20 janvier 1997 à midi.
C’était comme si quelqu’un m’avait coupé en deux lors des obsèques à l’église Saint-Éloi. “Rien, je n’ai jamais été aussi heureux de ma vie”, se souvient Stéphane Fabris. J’étais à l’hôtel de la ville ce matin. L’ancien maire Pierre André a déclaré : « j’étais assommé » en apprenant la nouvelle. Quelques jours avant mon mariage, j’avais vu Léo Roupioz, un ami de longue date. “Un tel fait divers ruinait aussi nos efforts” dans l’image de la ville.
L’honnêteté m’oblige à dire que je n’ai jamais été, vu ou vécu cette tragédie. Même si c’était à l’époque une véritable terreur pour le personnel et qu’il devait se protéger, Valéry Fouquet, l’actuel propriétaire du Grand-Hôtel et gérant de l’entreprise, explique de son côté que cette histoire appartient au passé. Il y a quelques années, l’intérieur de l’établissement quatre étoiles a été rénové afin que les clients puissent mieux parcourir cette page sinueuse.
Près de deux ans s’étaient écoulés dans un séminaire pour Stéphane Fabris, un jeune berger qui s’était réfugié dans la religion après le drame et avait des raisons de douter de l’humanité. Il a également répondu : « C’était la personne que j’aimais le plus au monde » lorsqu’on lui a posé des questions sur sa femme disparue.
Elle était le centre de mon univers. À mon avis, elle ne saura jamais à quel point je l’aimais. Inévitablement, demande-t-il : « Mais comment peut-on faire du mal à une femme sans défense ? “On ne fait jamais le travail du diable”, a déclaré l’orateur. Saintéphane Fabris n’a jamais réussi à se réconcilier avec sa nouvelle compagne, qu’il a rencontrée en 2002 et qui a donné naissance à deux belles jeunes filles. Deux raisons élégantes de rester amoureux.
Le 20 janvier 1997, le Grand Hôtel de Saint-Quentin, institution de la région Hauts-de-France, devient le lieu d’un triple meurtre. Ce jour-là, deux employés ont été bloqués à l’extérieur du bâtiment. L’hôtel est fermé et personne ne répond au téléphone.
Après avoir obtenu l’autorisation de l’hôtel voisin, qui appartient à la même personne, ils peuvent entrer ensemble. Au sein de l’établissement, le silence règne en maître. Alors, qu’étaient les autres travailleurs ? C’est la question que pose l’état de désarroi actuel de l’hôtel.
Des membres du personnel anxieux se dirigent vers la chambre et l’appartement du directeur du Grand Hôtel Léo Roupioz. La macabre trouvaille est une tombe près du cadavre de Gisèle Kuntzler, compagne de Léo Roupioz et collègue et gérante de l’établissement. Finalement, tous deux furent tués de deux coups brutaux portés à la tête. Une action rapide est entreprise par le commissariat de Saint Quentin.
A la réception, il n’y a ni réceptionniste ni garçon d’étage. Les enquêteurs examinent toutes les pièces. Le corps de la réceptionniste de 32 ans est retrouvé dans la cave à vin, frappé à coup de hachette et de balle. Dans la réserve, les enquêteurs ont arrêté un deuxième travailleur. Jean-Baptiste Hennequin, le veilleur de nuit, a conduit le jeune homme ici, dit-il allongé au soleil.
Ce dernier est devenu le principal suspect car il a mordu à l’hameçon. Jean-Baptiste Hennequin a finalement été arrêté dans une chambre d’hôtel du Xe arrondissement de Paris après quatre mois de poursuite et d’enquête.
Me Anne-Laure Pillon, qui représente Jean-Baptiste Hennequin dans L’Heure du Crime, devient obsédée par sa personnalité compliquée. D’après ce que j’ai pu voir, il était complètement seul. Je lui ai consacré cinq jours entiers à m’entraîner et à m’exprimer. Enfin, j’ai découvert qu’il s’agissait d’une personne qui, en définitive, n’était pas amante et n’avait jamais connu l’amour.
“Oui, j’ai des amis” aux sièges pourrait s’afficher chez ce gars. Sauf qu’il n’avait pas d’amis. Il n’avait aucune idée de ce qu’était l’amitié. Elle a révélé au micro de Jean-Alphonse Richard que l’homme en question était un solitaire.
À la suite de sa condamnation pour trois meurtres, Jean-Baptiste Hennequin a été condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle le 18 juin 1999. Le tueur n’a jamais vraiment expliqué ses motivations, malgré sa haine des clients. Aucun drame ne s’est jamais produit au Grand Hôtel de Saint-Quentin. L’établissement ouvrira officiellement ses portes à l’automne 2019.
Le mardi 2 décembre 2021, RMC Story diffusera un nouveau numéro de Faites entrer l’accusé. Il portera sur les trois meurtres commis par Jean-Baptiste Hennequin survenus au Grand Hôtel de Saint-Quentin entre les minuits du 19 et du 20 janvier 1997.
Un fait divergent et évacué tout le pays français. Dans la nuit du 19 au 20 janvier 1997, Jean-Baptiste Hennequin, veilleur de nuit de 62 ans, décède dans l’appartement du client au Grand Hôtel de Saint-Quentin, Hauts-de-France. Ainsi, Léo Roupioz, propriétaire de 72 ans, et sa compagne Gisèle Kuntzler, 69 ans, sont tous deux tués. Le boucher enlève le mari à 7 heures du matin puis attend la réceptionniste, qu’il tue aussitôt.
Une fois qu’il a l’arme en main, il procède à sa saisie. Sa troisième victime, retrouvée à Amiens neuf jours après les faits, lui appartenait, et il est ensuite décédé dans la Polo. Après l’acte, Baptiste Hennequin a disparu. Le triple meurtrier est finalement capturé dans un hôtel parisien, sous une fausse identité, après quatre mois de cavale. Le veilleur de nuit a été condamné à 22 ans de prison irrévocable et à la réclusion criminelle à perpétuité lors de son procès le 18 juin 1999.
Alors qu’il est jugé, Jean-Baptiste Hennequin devient ému.
Ces policiers ont trouvé le marié dans la grotte, sans lui être au courant. En réalité, c’est ce dernier qui avait dénoncé Jean-Baptiste Hennequin aux forces de l’ordre. Ainsi, le meurtrier s’est enfui à Paris après avoir commis l’impensable. Où il prend l’identité de Jean Dampierre et devient célèbre. Après quatre mois de fuite, les autorités l’ont finalement rattrapé en mai 1997 dans un hôtel chic de la capitale.
Une peine d’emprisonnement à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle a été prononcée contre l’accusé après qu’il a reconnu sa culpabilité et déclaré qu’il “n’aimait pas les patrons” lors de son procès. Quelques poils qui avaient surpris la population.
Selon Le Parisien, le Grand Hôtel de Saint-Quentin a fermé ses portes le 6 septembre 2019. Ouvert au public en 1955, le lieu connaissait un taux d’occupation extrêmement faible, rendant sa survie difficile. “Le taux d’occupation de ses 24 chambres confortables était inférieur à 50%”, note avec précision le journal.
Le triple meurtre de Jean-Baptiste Hennequin reste gravé dans les annales et, du coup, la réputation des lieux est ruinée. “Faites entrer l’accusé” de Domitien Rizet et Rachid M’Barki reviendra sur ce meurtre le mercredi 2 décembre 2021, à 21h05 sur RMC Story. Rendez-vous au lieu de rendez-vous ! La douleur, vingt et un ans après le massacre du Grand Hôtel de Saint-Quentin,
