
Julia Simon Militaire – « J’ai su me relever » : Julia Simon rêve de médailles de biathlon aux Championnats du monde après avoir affronté les affaires et le doute. La biathlète de 27 ans a connu un début de saison difficile en raison de ses activités périscolaires et de sa préparation tronquée. Avant le départ des Mondiaux en République tchèque, la championne des Saisies s’est confiée à son entraîneur, qui a contribué à la victoire mixte de la France mercredi.
Déjà une ruée vers l’or. Julia Simon va renforcer son statut de championne du monde en titre de la poursuite ce dimanche 11 février, après avoir été contrainte à des relations mixtes avec la France lors de l’ouverture des Mondiaux de Nove Mesto (République tchèque). Pourtant, l’un des meilleurs biathlètes du monde a traversé une longue période de doute, marquée par une liaison extrascolaire.
Julia Simon, 27 ans, a débuté sa saison en dehors de l’équipe de France il y a quelque temps, soupçonnée d’avoir effectué des achats en ligne avec les cartes bancaires de sa co-équipière Justine Braisaz-Bouchet et d’un autre membre du staff des Bleus. Même si le camp d’entraînement des Bleus a insisté sur le fait qu’on « ne parle que de sport », nous avons pu revenir sur le début de saison de cette saison en montagnes rousses.
Forces de l’ordre, forces militaires, etc. Pour quelles raisons les ministères recherchent-ils des athlètes d’élite pour le recrutement ? Paris 2024 et Milan-Cortina 2026 sont préparés par plus de 300 athlètes sous contrat avec un ministère. Un ancien bailleur de fonds du secteur public, qui pose aussi des défis de communication.
Des médaillés olympiques posant devant la Tour Eiffel avec leurs médailles en l’air et une couronne perchée au sommet de leur tête. La police nationale a cet objectif en tête. C’est double pour la gymnaste Carolann Héduit, le spécialiste du double tour Gabriel Tual et la nageuse Emma Terebo, qui viennent tous de rejoindre les rangs de l’institution.
Début février, pendant deux semaines, ils troquent l’uniforme contre un short, un maillot de bain et un justaucorps. Afin de valider leur intégration dans la réserve opérationnelle, ils ont été formés à la déontologie et au droit pénal, ainsi qu’à leurs techniques de tir, de riposte, de palpation et de ménottage.
En octobre 2022, la direction générale de la police a cherché à rétablir son soutien au sport de haut niveau à l’approche des Jeux olympiques d’été de 2022 à Paris, et c’est ainsi que 31 athlètes, dont 5 para-athlètes, ont été recrutés suite à une campagne de recrutement ouverte. Jusqu’à présent, nous soutenions 25 athlètes, ce qui représente la moitié de notre objectif.
Il fallait être policier avant d’être sportif de haut niveau. Selon Rachel Costard, la commissaire de police chargée de la mission sportive, c’était rédhibitoire car cela nécessitait quatre mois et un an de formation. Désormais, nous proposons un contrat de deux ans renouvelable payé au smic. Les deux camps attendent que l’autre fasse deux choses : (1) servir l’État 25 jours par an et (2) obtenir la qualification d’armement qui leur permet de rejoindre une unité en vacances comme n’importe quelle réserve opérationnelle.
Lors de leur formation pour obtenir leur habilitation de port d’armes dans un commissariat d’Île-de-France début février 2023, la gymnaste Carolann Héduit et la nageuse Emma Terebo (de gauche à droite) sont représentées. La photo est de Philippe Daurios de la DGPN.
Par ailleurs, la police nationale, la gendarmerie, les trois armées ou encore les douanes pourraient s’étonner de trouver des champions dans leurs rangs. Tout comme Johan Clarey et Julia Simon (colombe), ou encore Tessa Worley et Lou Jeanmonnot (armée de terre), qui participent désormais respectivement aux Championnats du monde de ski et de biathlon à Courchevel-Méribel et Oberhof, en Allemagne.
Une ancienne tradition
Les premiers à soutenir les athlètes furent les organismes publics. Le secteur privé et les vendeurs sont arrivés bien plus tard, selon Christopher Hautbois, maître de conférences à la Faculté des sports Paris Saclay. “Au début des années 80, sous Mitterrand, le soutien s’est accéléré avec la signature de conventions entre le ministère des sports et des organismes publics comme la SNCF ou la RATP, pour jeter les bases des aides aux sportifs.”
À l’époque moderne, ces programmes d’aide publique, considérés comme « nécessaires » à la performance des athlètes, perdurent sous diverses formes, mais ils sont souvent critiqués par les athlètes qui soulignent leurs lacunes.
Un choix qui n’est pas sans rappeler les États-Unis, où les entreprises privées financent en grande partie le sport. Une décision politique qui remonte au général de Gaulle est le soutien des forces armées aux sportifs d’élite. Anoto, conseillère sport et communication auprès du commissaire aux sports militaires du Centre national des sports de la défense (CNSD), explique que, après les Jeux olympiques catastrophiques de Rome en 1960, il a confié à l’armée la mission du sport de haut niveau.
Les ministères s’en tiennent donc à une vieille tradition, loin d’une logique de recrutement qui aurait pu exister, notamment lors de la création du partenariat entre les douanes et les skieurs. Ainsi, l’armée des champions d’aujourd’hui est composée de 206 athlètes représentant trente et une disciplines. Une trentaine de para-athlètes font partie de l’armée des champions et sont salariés du secrétariat général.
Ils sont accompagnés par des membres de gendarmerie, armée de terre, armée de l’air et marine. Du bataillon de Joinville, qui a accueilli des athlètes célèbres comme Zinédine Zidane, Jean Galfione, Jean-François Lamour, etc., jusqu’à la fin de la conscription, cet effectif a hérité de la tradition d’excellence. Le bataillon a été dissous en 2003 et reconstitué en 2014 au sein du CNSD. Près de 300 sportifs sont sous contrat avec les services de l’État, dont la police et les douanes.
Marie-Laure Pezant, porte-parole de la gendarmerie, résume la double finalité du dispositif : “L’armée des champions est un moyen de soutenir les athlètes mais aussi le prestige de la France”. Utiliser le soft power comme fondement des médailles. En revanche, les athlètes du bataillon Joinville, comme ceux soutenus par la police, sont amenés à participer à des compétitions militaires ou policières, ainsi qu’à des opérations de communication ou de promotion de carrière.
De peur qu’ils ne soient absents de l’école ou des services de prière, nous pouvons leur demander d’y assister. La médaillée d’or olympique Ainsi, Clarisse Agbégnénou est maréchale de la brigade de Ferté-Macé (Orne) depuis avril 2022. .
Mettre les institutions publiques à genoux
Dans une logique gagnant-gagnant, les partenariats sont conçus. “Ils représentent nos valeurs et ont le potentiel de toucher d’autres publics sur nos réseaux sociaux”, argumente Marie-Laure Pezant. Charlotte Bonnet (gendarmerie), Alexis Pinturault (douane) et Loana Lecomte (armée de terre) ne sont que quelques exemples de visages connus et plus faciles à recruter : «
Lorsqu’un champion olympique actuellement militaire dit que l’armée, c’est sa famille, cela aide certainement au recrutement et au rayonnement, ” Sylvie Anoto raconte au CNSD. La dédicace par Anaïs Bescond de sa médaille à ses “frères d’armes tombés la veille au Mali” lors des JO de Pyeongchang a aussi été très émouvante pour nos militaires. Pour la gendarmerie, c’est aussi l’apprentissage de ses recrues, notamment en préparation mentale.
Les athlètes travaillent sur leur métier et mettent leurs compétences à profit ; nous pouvons apprendre de leurs erreurs et améliorer nos propres méthodes. On en tire un bénéfice mutuel. “L’enjeu existe à l’extérieur afin de renvoyer une image positive de la police, de réussite, de fierté. Un intérêt supplémentaire est d’inspirer les équipes avec des mêlées exceptionnelles.
Mais les institutions ne sont pas innocentes. Malgré d’éventuelles aides, chacun sait qu’une fois à la retraite, peu de champions reviendront dans leurs rangs. Il n’y a pas d’exemples, mais ils sont rares. En mars 2022, le pentathlète Christopher Patte a réussi le concours des sous-officiers de gendarmerie, suivant les traces de son prédécesseur, le désormais plongeur Hugues Duboscq. Post-Olympiques, il reprendra ses études.
Rénelle Lamote, mi-fondatrice et étudiante en psychologie, aurait tout aussi bien “rendre à la gendarmerie ce qu’elle lui a donné” en y exerçant comme psychologue. À tout le moins, ils reviendront avec une représentation différente de l’armée. “Ils resteront ambassadeurs”, conclut Marie-Laure Pezant. Une victoire précoce de l’État, avant même la remise des médailles.
Julia Simon a terminé la saison précédente au sommet en remportant le gros globe de cristal de la Coupe du monde de biathlon, mais cette victoire a provoqué une rupture dans la famille de l’équipe de France en raison d’une arnaque financière impliquant notamment sa coéquipière Justine Braisaz Bouchet.
Les événements en question se sont produits en août et septembre 2022, lorsque Julia Simon aurait dépensé 2 000 euros en caméras GoPro en ligne grâce à une carte bancaire appartenant à Justine Braisaz-Bouchet. Une deuxième plainte, pour escroquerie à vingt-cinq euros, est également pendante contre elle de la part du grand vainqueur du globe.
Selon les informations du Dauphiné, l’athlète a finalement été interpellé par la gendarmerie le 24 octobre et placé en observation. Déterminant, par exemple, quel ordinateur ou quel terminal (smartphone, tablette) a été utilisé pour passer les commandes suspectes, l’enquête a été longue et minutieuse, comme le journal l’explique. Le recours aux demandes judiciaires pour mener des enquêtes techniques et chronologiques.
