
Jim Morrison Fils – La communauté rock retient son souffle pour obtenir une réponse à ce sujet depuis le décès de Jim Morrison, le 3 juillet 1971. Empoisonnement ignoré ou véritable overdose mortelle… Je ne sais pas ce qu’est devenu le chanteur des Doors. Dans son livre Dealer*, Philippe Will présente sa notion, et elle est puissante. Cet été-là, nous sommes partis en voyage grâce à ce livre !
Salutations à tous. Vous avez insufflé une nouvelle vie à l’histoire de Jim Morrison avec la réimpression du best-seller Dealer*. Pourriez-vous nous donner un bref aperçu de votre livre ? Guillaume Cantelli évoque Jim Morrison et le “club des 27” dans ce livre. Le “club des 27” était un groupe de quatre jeunes rock stars décédées dans les années 1960.
Le héros Jean de Breteuil, qui a vécu dans la vraie vie, raconte leur parcours. Il est issu d’une longue lignée de cadettes, les « de Breteuil », qui ont un rôle important à jouer dans l’histoire de France. Après avoir récupéré Necker, Louis XVI trouve un “de Breteuil” pour le remplacer.
Nous rencontrons le libérateur Charles Le Tonnelier, comte de Breteuil dans les années 1950. Il se rend en Afrique pour représenter la France et établit un empire d’édition comptant plus d’une centaine de titres, probablement sous les encouragements du général.
Marrakech a été le lieu de naissance et d’éducation de son fils Jean de Breteuil. Jean a sauté sur les fesses de Churchill, Charlie Chaplin lui a fait le sourire du Kid quand il était furieux et il est sorti avec Rita Haworth. Une cuillère d’argent à la main, il connaît une croissance extraordinaire. Mais il continuera dans la même veine que ses aïeux, mais avec une touche de modernité.
Plutôt que de se mêler aux puissants et de les servir, il envisage de leur vendre de la drogue. Il est célèbre pour son rôle dans la chute de Jim Morrison. Par la suite, la voiture de Janis Joplin a été retrouvée sur le parking du Landmark Motor Hotel la nuit de son décès. Jimi Hendrix et Brian Jones sont ses cousins. Sur la base de ces concepts, j’ai écrit le livre.
Comment ce concept innovant est-il devenu réalité, à votre connaissance ?
P. W. : J’ai ingurgité beaucoup de biographies d’icônes du rock en écrivant mon dernier roman, qui était en fait une compilation d’actualités sur la musique et les producteurs. J’imagine leur introduction présentant cette personne pendant quelques lignes ou un paragraphe. Pour cette raison, je trouve cela fascinant. En tant qu’enquêteur, j’ai retracé sa trace de Marrakech à Los Angeles et j’ai réalisé ce livre.
Toutes mes excuses, mais Jim Morrison est décédé le 3 juillet 1971. À votre avis, que serait-il arrivé s’il avait survécu ?
Très alcoolique et gravement malade, il n’aurait pas réussi à survivre longtemps en outre-meublé, selon P. W. Cela assure sa survie dans mon récit. Selon une source, lui et sa copine Pamela Courson auraient prévu d’aller voir un western le 3 juillet. Leur destination finale est la maison. Jim Morrison adorerait ça. Nauséeux, il se réveilla à trois heures du matin.
Rétrospectivement, Pamela Courson était furieuse. En sortant de la pièce, elle trouva la porte verrouillée. Jean de Breteuil a dormi dans un hôtel de la rue des Beaux-Arts alors qu’il était marié à Marianne Faithfull. Après avoir cassé l’encadrement de la porte à son arrivée, il retrouve Morisson mort dans sa baignoire puis s’en va.
Il ne veut aucune autre preuve le liant à la mort de Janis Joplin, afin de pouvoir mettre l’affaire de côté. Il faut attendre trois jours après l’enterrement de Jim Morrisson pour que les ambulances qui confirment son décès arrivent. Son corps a été transporté à son domicile de la rue Beautreillis après sa mort au cirque Rock and Roll, selon le deuxième récit.
Bien que de nombreux témoins aient vu le corps de la victime dans les toilettes, il semble que Morrison l’ait tuée alors qu’elle brandissait un rasoir. Cela signifie que tout le monde doit faire attention à tout… Je ne suis pas autorisé à divulguer de nombreux détails concernant la troisième version car c’est une bombe.
C’est l’option la plus intrigante, mais aussi la plus improbable. Morrison a tenté de simuler sa propre mort à deux reprises pour tenter de sortir du pub avec les Doors. Il affirme, selon plusieurs témoins, qu’il envisage de disparaître, de mettre en scène une fausse mort, puis de disparaître à jamais.
Il va jusqu’à dire qu’il envisage de vivre en Afrique et d’utiliser un pseudonyme lorsqu’il parle à ses amis. Son identité va changer pendant son séjour en France, et c’est là la partie la plus délicate. Après avoir soit véritablement perdu ses papiers, soit avoir fait croire qu’il l’avait fait, il part pour la Corse.
Il fait changer son deuxième prénom, Douglas Morrison, à l’ambassade américaine. Les autorités et les services pensent avoir affaire à un poète américain oublié lorsqu’ils arrivent place Beautreillis le 3 juillet. La rock star extraterrestre fera immédiatement la paix avec eux.
Si tel avait été le cas, ils auraient sans aucun doute exigé une autopsie. Jean de Breteuil, Pamela Courson et la productrice de films Agnès Varda sont les trois témoins de ses obsèques trois jours plus tard. Agnès Varda est également décédée, les deux premiers n’existent plus et ma théorie repose sur quelque chose de tout à fait ridicule mais aussi de tout à fait raisonnable.
Salutations à tous. Cette chapelle du Père Lachaise est à juste titre la dernière demeure de Jim Morrison, n’est-ce pas ?
En effet, c’est une question fréquemment posée, P. W. Trois personnes connaissaient l’identité de l’homme et ont vu son cadavre dans l’appartement de la rue Beautreillis. Cela signifie que les flics auraient pu croire à tort avoir été témoins d’un incendie s’ils avaient utilisé un autre cadavre.
Salutations à tous. Est-il vraiment possible de penser à déterrer un cadavre à notre époque ? J’ai besoin des services d’un avocat de premier ordre pour gérer cette affaire ; quelqu’un peut-il en suggérer un ? Selon P. W., l’hypothèse manque de fondements solides.
Personne n’aurait le courage de dire une chose pareille. Il en est encore à ses débuts, mais il est théoriquement réalisable. Bien sûr, c’est pour cela que j’ai décidé d’en faire une fiction. Lorsque les trois autres membres des Doors, la direction et le label ont appris la mort de Morrison, il était clair qu’elle n’avait pas été décapitée.
Ils étaient tellement sûrs de n’avoir même pas bougé, ce qui était insensé. Trois jours plus tard, la direction reçoit un cercueil plombé en raison de problèmes de santé liés à la chaleur. Nous avons refusé de l’ouvrir lorsqu’il nous l’a demandé. C’est à ce moment-là que l’histoire commence à devenir intéressante…
Se détendre sous les palmiers de Marrakech (ou ailleurs) est le cadre idéal pour une lecture non censurée de ce classique intemporel de l’été. Vraiment, c’est une aventure passionnante. Des visites à Tanger, Marrakech, Londres, Los Angeles, Paris et New York sont au programme. Dans tous les sens du terme, nous voyageons, tout comme Jean de Breteuil.
Ce jeune avait une bizarrerie intrigante : il ne pouvait pas rester à certains endroits. La valise diplomatique du consulat de France l’a arrêté à Los Angeles alors qu’il était impliqué dans le commerce de l’opium. Sa jeunesse était évidente. Son existence commence à l’âge de 22 ans, exactement dix-sept ans avant sa mort.
Il est resté inaperçu malgré le fait que la police française disposait d’un dossier complet sur lui. En ce qui concerne l’opinion publique, nous avons accusé Raymond Marcellin, alors ministre de l’Intérieur, d’avoir gardé le secret afin de montrer du respect à sa famille influente.
Même à l’époque moderne, nous sommes toujours confrontés à des problèmes comparables. Certains artistes quittent malheureusement ce monde bien trop tôt. Devenir une rock star n’est pas facile. Très excités, ils s’installent en prenant des “downers” (de “héroïne”), mais ils sont obligés de prendre de la cocaïne pour se réveiller quand ils sont dans les décharges…
Des arcs similaires ont été parcourus par les Doors, les Rolling Stones , et d’autres. Du point de vue des musiciens travaillant entre 1960 et 1970, c’était normal. Jim Morrison a disparu il y a cinquante ans. En 1991, notre magazine publiait les témoignages de personnes présentes lors des derniers jours de la vie du chanteur des Doors, Alain Ronay et Agnès Varda. Rétro Match vous permet de rester informé de l’actualité en lisant les articles des archives de Paris Match.
Jim Morrison part pour Paris juste avant le printemps 1971. Le chanteur du groupe Doors pourrait bientôt repartir en tournée. Dans une certaine mesure, Morrison est libre. Il faut néanmoins garder ses distances avec le « show business » et la célébrité du hunky tonk. À la recherche de réconfort, d’indépendance et de la poésie de ses poètes français bien-aimés, Morrison s’échappe de Los Angeles pour Ville Lumière.
Il se lie amicalement d’amitié avec des particuliers lorsqu’il arpente Saint-Germain-des-Prés et le Marais, notamment Agnès Varda. Son siège social est situé rue Beautreillis. Il est peut-être plus léger et plus heureux maintenant, mais ses démons sont introuvables.
Le 3 juillet 1971, les autorités françaises constatent la mort de James Douglas Morrison dans sa baignoire. Tous ceux qu’il rencontrait et l’aimait l’appelaient Jim. Le chanteur des Doors, 27 ans, serait décédé à la suite d’une crise cardiaque provoquée par une overdose d’héroïne, chez lui ou au cirque Rock’n’Roll, rue de Seine. Tout ici est basé sur le compte officiel.
Le guitariste des Rolling Stones, Brian Jones, dont la mort prématurée avait inauguré le triste « club des 27 », quittait cette planète il y a deux ans aujourd’hui, jour après jour. Ceux qui étaient à la traîne étaient Janis Joplin et Jimi Hendrix. Même s’ils n’étaient pas les premiers rockers hippies, les quatre jeunes de 27 ans qui composaient The Doors incarnaient parfaitement l’ambiance de cette époque avec leur style décontracté.
A l’occasion de la sortie du film “Doors” d’Oliver Stone vingt ans après la disparition de Jim Morrison, Match a publié les témoignages de deux amis rencontrés à Paris au cours de ses derniers mois de vie, Alain Ronay et Agnès Varda. Le Paris Match de 1991 rapportait que les derniers jours de Jim Morrison se situaient à cette époque.
Une chanteuse pop emblématique interprète “Ce paisible baba” de cheveux sur la terrasse d’un bistro de province. D’un autre côté, Jim Morrison est une incarnation vivante de tout ce qu’il y a de bon et d’admirable en Amérique. Lui et sa femme Pam sont impatients de repartir à zéro en Europe en raison de leur fascination pour le continent.
Leur connaissance française Alain Ronay les accompagne lors d’une visite du village riverain de Chantilly le dimanche 28 juin 1971. Ignorant que Jim et les négationnistes seront propriétaires de ces photographies de la paix rétablie, il les prend néanmoins.
