Solène Chalvon-Fioriti Parents

Solène Chalvon-Fioriti Parents
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Solène Chalvon-Fioriti Parents – A venir ce dimanche sur France 5, vous pourrez retrouver le documentaire “Afghanes” qui suit le sort déchirant des femmes afghanes. Franceinfo a reçu une réponse de la réalisatrice Solène Chalvon-Fioriti. Points de vue contradictoires sur les interdictions d’études, la défense de l’usage des parcs, la destruction des parcs publics, etc.

Depuis que les talibans ont repris le contrôle de l’Afghanistan, les Nations Unies ont désigné le pays comme « le pays le plus répressif » en matière de droits des femmes. Jour après jour, leurs droits s’érodent progressivement. Le documentaire Afghanes de Solène Chalvon-Fioriti proposera des interviews de quatre générations de femmes et sera diffusé sur France 5 dimanche 12 mars prochain.

La journaliste revient sur Franceinfo pour rendre compte de la vie des Afghans après avoir passé des années là-bas. Franceinfo rapporte que l’interview de ces femmes s’est déroulée en un clin d’œil. (Dr Solène Chalvon-Fioriti) Tout le monde s’accorde à dire que c’est dur.

De plus, je connaissais ces femmes grâce à des rapports antérieurs, alors j’ai naïvement pensé que ce serait facile. Après avoir pris la décision de filmer le documentaire, mon attention s’est immédiatement tournée vers les sujets car je voulais que ce soit intime et révèle leurs vies et leurs maisons. J’ai pensé qu’il n’y aurait pas de personnages masculins dans le film.

Le juge taliban est le seul personnage masculin que nous voyons ; Je me suis senti obligé de l’inclure dans le montage car le passage n’aurait eu aucun sens sans lui. Pourtant, pendant 75 minutes, j’avais espéré n’entendre que des voix féminines, débarrassées des critiques stéréotypées masculines entendues si souvent en Afghanistan. Depuis ce jour tragique, je tiens absolument à ce qu’il n’y ait plus aucun membre d’équipage masculin.

Ces femmes étaient-elles capables de s’exprimer librement en l’absence de l’autorité masculine ?

Je ne suis pas d’accord. Parce que je ne voulais pas que les patriarches aient à payer pour avoir une conversation avec moi, je devais constamment leur demander leur permission. Je ne prétendrai jamais être féministe ou émancipée pour aller en Afghanistan et organiser un programme de microcrédit axé sur les problèmes des femmes s’il y a un homme dans ma famille.

Leur sécurité est la plus grande préoccupation. A l’inverse, je suis assez discret lorsque j’interroge les dames, mais je fais toujours un effort pour me présenter. En l’absence de mâles, interroger les familles devient beaucoup plus facile.

J’aurais pu cibler la vidéo sur des femmes susceptibles d’être agressives, mais elle aurait également pu se concentrer sur des femmes dirigeantes fortes dans la politique, les forces de l’ordre, etc. Il y avait des situations où il aurait été nécessaire de cacher les visages.

Solène Chalvon-Fioriti apprend les ficelles du journalisme en Afghanistan en 2011, alors qu’elle a vingt-quatre ans. Elle a été témoin d’un horrible événement impliquant l’agression sexuelle de nombreux jeunes dans les toilettes de l’université alors qu’elle faisait un reportage à la faculté de droit de Kaboul.

Le décor est conservateur et aride en Afghanistan. Elle a décidé de revenir sur son entretien avec Pill Force, une organisation féministe clandestine qui fournit des pilules abortives aux femmes de tout le pays. Le protagoniste du livre est Layle, un ami de l’auteur dont le frère l’assassine sept ans plus tard. Le personnage de Layle est horrible et effrayant.

Sa description de ces militants « éveillés » évoque, jusqu’aux dernières évacuations estivales, un Afghanistan démocratique marqué par des promesses non tenues, des désillusions et une violence omniprésente. Au cœur d’une nation brisée, Solène Chalvon-Fioriti nous entraîne dans un voyage à la fois personnel et politique.

Une « bande de filles » dont les aventures improbables nous entraînent par leur camaraderie et les difficultés du quotidien, et dont nous pouvons voir et comprendre la situation difficile grâce au point de vue sympathique et perspicace de l’auteur.

Elle recrée les 10 années d’un Afghanistan démocratique caractérisé par des promesses non tenues, des déceptions et des violences endémiques, en suivant la vie de ces insurgés « éveillées » jusqu’aux dernières évacuations de cet été.

Au cœur d’une nation brisée, Solène Chalvon-Fioriti nous entraîne dans un voyage à la fois personnel et politique. Elle fait vivre cette “gang de filles” dont les longs et inattendus voyages tempèrent, et via leur amitié, la tragédie quotidienne, et ses écrits, on peut observer et comprendre les duretés des vies qu’elle a côtoyées.

Solène Chalvon-Fioriti Parents

Il s’agit de la journaliste d'”Afghanes”, Solene Chalvon Fioriti. Par ailleurs, Solène Chalvon-Fioriti a reçu le Prix Albert-Londres 2023. Nous avons choisi de nous concentrer sur « Afghanes », une de ses trois études sur le sort des femmes afghanes. Elle est une romancière accomplie, une journaliste et une penseuse indépendante.

Nous sommes tous plongés dans l’histoire de Fioriti de Solène Chalvon. Suite au retour au pouvoir des talibans à la toute fin août 2021, les atteintes aux droits humains visant les femmes et les filles se sont multipliées, comme le souligne Solène Chalvon-Fioriti. Il est tabou pour les femmes de participer à la vie publique ou politique dans ce pays. Aujourd’hui, la loi interdit aux filles de poursuivre leurs études au-delà de la sixième année. Ils doivent cacher leur visage en public et rester chez eux.

Des scènes de l’interrogatoire de Solène Chalvon-Fioriti montrent les femmes debout et tentant de préserver leur dignité malgré le combat difficile auquel elles sont confrontées. Nos conversations sont incluses dans plusieurs sections de ses reportages.

À l’âge de neuf ans, elle a déjà solennellement juré d’épouser l’homme qu’elle fréquente depuis qu’elle est petite. Nos pensées reviennent sans cesse à la jeune femme qui, à l’âge de dix-neuf ans, a été mariée de force. Le journaliste a choisi de publier des images de propagande montrant une petite fille plongée dans le noir se faisant agresser par des hommes qui lui jettent des pierres.

Solène Chalvon-Fioriti décide rapidement de n’autoriser que le son car les images sont insupportables. La misère et la brutalité du tableau étaient intensifiées par l’apparition d’un paysage afghan à couper le souffle. Solène Chalvon-Fioriti donne à ces femmes une tribune pour s’exprimer.

Démontrer davantage les possibilités qui s’offrent aux femmes dans un pays comme la France, où nous jouissons d’une pleine égalité et liberté. Ils sont soumis à un degré élevé de traitement arbitraire pendant la collecte de renseignements.

L’évacuation américaine et la terreur qui a suivi à Kaboul, parlez-moi-en. Pourriez-vous, si vous le pouvez, aider vos amis sur les lieux ?

Cela m’a profondément marqué. Pour moi, il n’y a rien de plus répugnant que de rendre compte de façon dure des zones de combat. Au milieu de cet horrible essaim, j’ai entendu les cris de personnes dont je partage l’anniversaire depuis des années, j’ai rencontré plusieurs victimes et j’ai reçu des appels à l’aide venant de loin sous terre. Les effets d’être à proximité sont limités.

J’étais irrité par le comportement des ambassadeurs américains, qui donnaient l’impression qu’une arche de Noé était lancée dans le ciel. Que les flammes engloutissent tous ceux qui sont restés sur Terre. Il fallait faire ses preuves en se battant jusqu’à la mort pour accéder au pont aérien.

Il y a eu des mois de pourparlers pacifiques entre les talibans et le gouvernement qui ont abouti à la signature d’un accord de paix ; pourquoi y a-t-il maintenant une atmosphère de peur ? Pourquoi ont-ils dissous leurs ambassades, censées évaluer les demandeurs de visa ? Personne ne s’est évalué. Les talibans sont rapidement devenus le centre de toutes les attentions.

Veuillez me tenir au courant de la situation de ceux qui ont fui vers la France. Ils adoreraient tous apprendre le français s’ils le pouvaient, mais trouver des cours à des prix raisonnables est un véritable défi. Afin de donner du sens à un système administratif qui manque totalement de maîtrise de l’anglais, ils sont obligés de faire la queue à la préfecture de police pendant des heures.

La réalité de la vie de demandeur d’asile est dure. Mais ils se rapprochent. Motivé par une profonde tristesse pour ses camarades disparus, chaque individu aspire à contribuer au carnage en Afghanistan. Vous étiez revenu de Kaboul il y a à peine quelques instants. L’attention des médias s’est déplacée de l’Afghanistan vers le conflit en Ukraine.

Les militants : que faire ? Et les femmes en général ?

Dans ce qui était sans aucun doute une réaction à l’attention mondiale que recevaient leurs manifestations en faveur des droits des femmes, les talibans ont rompu les liens après avoir été relativement inactifs au début. Ils peuvent néanmoins désormais voir les militantes féministes.

Parce que les talibans font des remarques très blessantes à l’égard des femmes dans leurs interviews et sur les réseaux sociaux, leur histoire pourrait finir par être divulguée. Les affirmations selon lesquelles ils seraient « instrumentalisés par l’Occident » et que « qu’elles font ça pour obtenir des visas de séjour » ne peuvent être prouvées.

Ils sont soumis à un degré élevé de traitement arbitraire pendant la collecte de renseignements. Certains d’entre eux sont toujours en prison au moment où nous écrivons ces lignes. Cinq d’entre eux ont passé des semaines à l’hôpital. Ils ressortent avec un parfum complètement musqué…

Dites-moi ce qui, selon vous, leur arrivera lorsque les talibans prendront le pouvoir. Les mollahs, qui sont les chefs religieux de l’Islam, semblent ne pas savoir comment gouverner leur nation. Le travail des femmes afghanes est lié à une économie oppressive qui entrave leur capacité à éduquer leurs filles, à étudier ou à travailler dignement, en plus des talibans et de leurs interdictions, qui peuvent provoquer de futurs assouplissements.

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