
Anne Sophie Bernadi Enceinte – Anne-Sophie Bernadi est représentée dans ce portrait. Elle commente la compétition de biathlon d’Annecy – Le Grand-Bornand pour La chaîne L’Équipe. Anne-Sophie Bernadi, 32 ans, est l’égérie du biathlon à La chaîne L’Équipe depuis six saisons consécutives.
Ayant grandi à Collioure, petite ville du rugby dans les Pyrénées-Orientales, où ne vivaient qu’environ 3 000 habitants, le parcours de la jeune femme a été tout sauf simple. Si elle avait toujours envisagé de devenir journaliste, elle aurait donné la priorité à la couverture des problèmes sociaux et politiques.
À l’époque où j’étais au lycée, je ressemblais à un dessin animé. Je m’intéressais peu à l’athlétisme lorsque j’étais adolescent. Même si le sport causait alors beaucoup de malaise à Anne-Sophie Bernadi, elle rappelle qu’elle préférait « papper » avec ses cousins que « faire des tours de piste » avec d’autres personnes.
Elle n’envisage de travailler dans le journalisme sportif qu’après avoir terminé sa première année de journalisme à Toulouse et obtenu son baccalauréat. L’annonce du parcours sportif d’Anne-Sophie Bernadi n’est connue qu’en 2013. Dans l’ouest de la France, elle débute sa course par étapes.
Il est ensuite sollicité pour couvrir la Coupe du monde de rugby des moins de 20 ans par la rédaction du magazine de La Roche-sur-Yon (Vendée). La révélation, c’est ça. “C’était incroyable! Raconter et enregistrer la vie des gens sont deux de mes activités préférées. J’apprends que c’est faisable avec des sportifs.
C’est dans cet objectif qu’elle s’entraîne fort et remporte le trophée Jacques Goddet de L’Équipe en 2015. Il y a un chemin qui mène au biathlon et au sport. Mes copains pouvaient voir à travers. Les Jeux olympiques et la Coupe du monde m’ont tous deux collé à l’écran. Ils étaient très attachés au club de Collioure. En tant que groupe, nous sommes plus que ravis de soutenir le club de l’USAP Perpignan. Je suis complètement dévoué.
Course de biathlon intense…
À l’issue de la saison 2016-2017, le journaliste est envoyé pour la première fois sur les courses de biathlon comme reporter image pour le JT de La chaîne L’Équipe. Elle commence à interroger les athlètes alors qu’ils franchissent la ligne d’arrivée de leurs courses.
Nous évaluons ensuite sa maîtrise de soi en lui faisant passer un test. Si… je n’avais pas voulu réussir cet examen. Je n’avais jamais fait cet exercice auparavant. Anne-Sophie Bernadi sourit et avoue : “Alors… J’ai triché ! L’entraînement requis est un échec total pour elle, peu importe les efforts qu’elle déploie.
Puis, Arnaud de Courcelles, alors directeur de la chaîne, l’informe qu’elle commentera le biathlon pour la saison 2017-2018 : Je décline poliment, expliquant que je préférerais rester au plus près des athlètes. Il ne me faut pas longtemps pour découvrir qu’il n’apprécie pas mon point de vue.
…juste à temps pour le désastre !
Les premiers ministres ont des réactions extrêmement alarmantes. Une tuerie, une tuerie… Presque personne ne se souvient avoir dit “je suis larguée” à Anne-Sophie Bernadi. De plus, il garde une trace des commentaires peu flatteurs publiés par des téléspectateurs réprimandés sur diverses plateformes de médias sociaux.
Finalement, elle perce : “J’ai toujours souhaité m’assumer un rôle de spécialiste.” Après s’être retrouvée bloquée, elle augmente la quantité de commentaires de cours. Il me semble que je n’étais absolument pas préparé. C’est à ce moment précis que j’ai su que je rejoignais une communauté de personnes qui, comme moi, avaient découvert le pouvoir de la maîtrise de soi.
J’ai immédiatement commencé à interroger mon binôme Alexis Boeuf, ancien membre de l’équipe de France (NDLR), pour avoir des éclaircissements sur la course. La jeune femme avoue aujourd’hui clairement ses sentiments de maladresse et de confusion en tant que commentatrice.
Une peau typique, Anne-Sophie Bernadi
Dans ses temps libres, Anne-Sophie Bernadi aime voyager, participer à des biathlons et écrire sur ses expériences. Entre les toits et les grands rassemblements d’amis, elle a joué dans une multitude de films d’art et d’essai. Mascarade, avec Pierre Niney et Isabelle Adjani et réalisé par Nicolas Bedos, est le dernier crève-cœur en date.
En famille, profitez de Prochaine toile : Avatar 2 lors de vos vacances à Collioure. Elle regarde excessivement “The Crown” et “Je crois que je vais enchaîner avec la série documentaire Harry et Meghan” car ce sont deux de ses émissions préférées. Mais le journaliste a aussi pour habitude de voler des livres.
Vous pouvez écouter “La goûteuse d’Hitler” de Rosella Postorino pendant qu’elle monte à cheval en ce moment. Pour assouvir votre envie sucrée, vous pouvez également commander des plats faits maison comme de la courge musquée rôtie au chèvre et un gâteau au chocolat. Nager, faire du jogging et s’entraîner à la salle de sport…
Au milieu de toutes ces choses à faire, vous trouverez peut-être des plages pour dormir qui durent jusqu’à 14 heures ! Juste à temps pour le “marathon” de propos de ce week-end, à l’occasion de l’accueil au Grand-Bornand de la troisième étape de la Coupe du monde de biathlon.
Julia Simon, Quentin Fillon-Maillet, Emilien Jacquelin et bien d’autres peuvent toujours compter sur elle pour être à leurs côtés contre vents et marées. Anne-Sophie Bernadi, 33 ans, reviendra dans L’Équipe pour commenter la coupe du monde de biathlon qui débutera le 25 novembre 2023.
Anne-Sophie Bernadi rencontre le biathlète Bernard Papon. Depuis sept ans, elle est la voix que connaissent tous les amateurs de biathlon. Anne-Sophie Bernadi, journaliste à L’Équipe, commente chaque semaine les courses jusqu’au retour de la Coupe du monde, le 25 novembre. Il n’a pas été simple pour celle qui a débuté dans le rugby de s’adapter. Dans le Journal des Femmes, elle décrit en détail son calvaire.
“Comment êtes-vous devenu journaliste sportif ?” Le Journal des Femmes s’enquiert. Bernadi, Madame Miss Ann-Sophie : Mon père dirigeait une école de rugby à Collioure, où j’ai passé mon enfance. J’ai l’intention de rassembler mon frère et/ou mes coéquipiers sur le terrain dimanche après-midi. Mais je n’étais même pas un grand fan de sport.
Le chemin parcouru pour obtenir mon baccalauréat en lettres est plutôt décourageant. Quand nous disions encore aux étudiants pré-universitaires de tracer leur propre chemin, ils m’ont proposé de devenir journaliste. J’ai eu l’idée que je pouvais choisir entre une carrière en médecine, en droit et en éducation. Je me suis lancé sans conviction solide.
En tant que monteur de plateau à Roche-sur-Yon, j’ai été employé par Ouest France en 2013. Le service des sports avait pour mission de couvrir la coupe du monde de rugby, qui n’avait pas eu lieu depuis 20 ans. Le fait que je venais du sud-ouest des États-Unis a été une révélation dont personne ne voulait discuter.
Je ne peux m’empêcher de rire parce que je viens de réaliser à quel point j’aime raconter des histoires. Sachant que les magazines sportifs cherchaient à recruter des écrivaines féminines, j’ai saisi l’opportunité de faire quelque chose d’opportuniste.
En tant que femme évoluant dans un environnement majoritairement masculin, vous vous êtes révélée problématique. C’est un sacré paradoxe que j’en sois arrivé à cette position à une époque où, à capacités égales, on préférait concevoir une femme plutôt qu’un homme. Je fais partie de la famille L’Équipe depuis 2016.
Ce jeune magnat des médias vit pour son époque et je me sens constamment soutenu et entouré par lui. Mais en tant que femme, j’ai dû faire mes preuves à deux reprises. J’aime le faire devant le public qui regarde le riz plutôt que devant ma famille hiérarchique. Bien que ma culture soit différente de celle d’autres de mes collègues, j’ai une forte sensibilité « sport ».
Je ne pense toujours pas que mes erreurs aient été aussi appréciées que celles des autres journalistes, même si j’y ai consacré le double de mon temps. Dès que j’ai commis la malheureuse erreur de dire quelque chose d’inapproprié, le petit monde des médias sociaux a donné l’impression que c’était à cause de mon sexe.
Quel est le processus pour passer du statut d’expert en rugby à celui de commentateur en biathlon ?
Je partage une ville natale avec Simon et Martin Fourcade. Malgré les cours et la lecture d’articles, je ne comprenais toujours pas toutes les nuances du domaine. J’ai été promu au poste de JRI (journaliste reporter d’images) lorsqu’un collègue a quitté la Coupe du Monde.
Tout s’est mis en place la saison suivante lorsque la direction a pris la décision de remplacer les experts. On m’a dit : “Passe le test, cela peut vite arriver que quelqu’un soit malade”. En fait, je n’en avais aucune envie. Parce que j’y croyais si peu, j’avais peur.
Après avoir visionné la course quatre fois et révisé mes notes, j’ai pu choisir laquelle critiquer. On m’a informé que j’étais le pire à la fin. Mais Arnaud de Courcelles, qui était alors rédacteur en chef, me disait que j’étais le plus prometteur. De plus, il ne m’a pas proposé de choisir.
Beaucoup de gens vous critiquaient à vos débuts…
C’était vraiment difficile de gérer les critiques en ligne. Je traquais Guillaume Claret, un grand expert du biathlon, car j’étais une femme et je n’y avais aucune connaissance. Surtout, je ne serais pas content. “Si vous s’il vous plaît, arrêtons le massacre”, tel était mon message à Arnaud de Courcelles à l’issue du premier week-end de course.
“C’était important de donner une nouvelle chance”, a-t-il déclaré, tenant bon. Après presque trois mois, les choses ont commencé à s’améliorer. Mais c’est grâce à cela que j’ai pu me libérer. Pourtant, je ne voulais pas voir ces premiers cours aujourd’hui. Il n’a pas été facile pour la chaîne L’Équipe de s’associer à la cause du biathlon, qui compte également des passionnés, afin d’accroître la visibilité et l’accessibilité de ce sport par des initiatives pédagogiques.
Certaines des questions que nous avons posées dans la section commentaires auraient fait sourire les spécialistes. Mais nous avons réussi à amener d’autres personnes avec nous, et maintenant nous surfons également sur la vague. Je n’ai jamais eu une meilleure expérience professionnelle que celle-ci.
