
Éléonore Klarwein Et Son Mari – Eléonore Klarwein a rapidement quitté l’industrie cinématographique pour poursuivre une carrière de mannequin après avoir été révélée dans le film Diabolo Menthe de Diane Kurys en 1977. Elle a longtemps vécu dans une relative obscurité sur la Côte Fleurie (Calvados).
A la galerie La MarbRErie à Trouville-sur-Mer, elle sort de sa cachette pour montrer ses croquis.Beaucoup d’entre nous pensaient que vous étiez acteur, mais maintenant nous voyons que vous êtes un créateur de mode. Remplissez-nous.
Il y a eu plusieurs époques et chapitres dans ma vie. Je n’arrête pas de me dire que je n’ai toujours pas pris de décision finale en y réfléchissant. Ce qui s’est passé, c’est ma faute. J’accorde beaucoup d’importance aux rencontres fortuites. Quand les choses doivent arriver, elles le font, à mon avis. Le cinéma et, finalement, le dessin aussi, sont une pure coïncidence, même si j’ai toujours été impliqué dans les arts.
Le cinéma, par hasard ?
Oui absolument. Comme tous les enfants, j’ai déclaré mon intérêt pour le cinéma avant de bien comprendre ce que cela signifiait. Ma mère était peintre et styliste, mais elle avait un copain qui travaillait comme attaché de presse.
Il a reçu ma photo d’elle. Diane Kurys, qui était alors au casting du film “Diabolo Menthe”, l’a reçu des mains de l’attaché de presse susmentionné. Cela s’est passé en 1977. “Le temps des vacances” de Claude Vital, “La Clé sur la porte” d’Yves Boisset et “Vas-y Maman” de Nicole de Buron sont les trois autres films de 1978 et 1979 dans lesquels j’ai joué.
Wow, vous avez accompli tellement de choses. Comment s’est passée cette période pour vous ?
Non en fait. En particulier, je peux encore photographier des plans très longs. Ce fut une journée « douloureuse » d’attente pour vous. D’ailleurs, “Diabolo Menthe” a été un tube très violent quand j’étais adolescent. En plus de cela, j’aspirais à une vie normale, j’étais plutôt introvertie et je bénéficiais d’un soutien familial minime. Mon baccalauréat a été un échec parce que j’étais tellement perturbé.
Qu’est-ce qui s’est passé ensuite ? De toute évidence, mon développement physique a été plutôt remarquable. Je ne pouvais donc pas continuer à incarner des personnages adolescents. Pour une raison ou une autre, je n’avais plus envie de jouer et je ne savais pas comment m’arrêter. Un jour, le directeur d’une agence de mannequins m’a remarqué alors que je me promenais dans Paris.
Cela met fin à mes dix années environ en tant que mannequin. Avant de participer aux défilés de mode de créateurs comme Saint Laurent, Lagerfeld et Courrèges, j’ai débuté ma carrière en tant que photojournaliste pour des publications comme Elle et Vogue.
Un nouveau chapitre de votre vie a commencé alors que vous approchez de la trentaine…En un mot, oui. Cependant, c’est dans le secteur de la mode que je suis resté. Avant de devenir patron d’agence, j’ai travaillé pour des agences de mannequins.
J’ai eu un rôle important dans la création du studio KLRP à Paris. Mon travail était enrichissant, mais mon emploi du temps était imprévisible. J’y consacre plus de 70 heures chaque semaine. C’était un véritable cauchemar à Paris.Les vidéos sont désormais disponibles sur Actu.
Vous êtes arrivé à Trouville-sur-mer parce que vous en avez assez de Paris ?
Bien sûr, nous pouvons le dire ainsi. Après notre rupture avec mon partenaire, je n’ai pas eu le courage de lancer une entreprise de mannequins concurrente. Sans parler de l’exiguïté de l’espace. La France doit abriter une vingtaine d’agences ou plus. À ce moment-là, j’en avais assez de Paris. J’avais envie d’une vie moins mouvementée.
C’est dans cette optique que j’ai cherché un endroit qui ne serait pas trop éloigné d’une gare. Je ne voulais pas prendre de taxi, et ni mes filles ni ma mère ne conduisent, donc je suis la seule de ma famille à avoir un permis de conduire. Une propriété à Trouville avec jardin était annoncée dans une annonce que j’ai vue. C’est le rêve de tout Parisien. Je l’ai perdu. Je suis allé en visite le jeudi, j’ai récupéré les clés lundi et j’ai emménagé immédiatement après.
Un nouveau départ dans la vie…Il n’y a pas grand chose à dire. C’était en 2014. J’avais maintenant cinquante ans. Je n’avais personne à qui parler, pas d’enfants et seulement mes chiens pour me tenir compagnie. Paris abritait mes quatre filles.
J’ai vécu sur la plage pendant la première moitié de l’année. Le ciel m’a étonné. J’ai pris des photos de chaque bateau et coquille. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment commencé à dessiner… On peut libérer l’artiste qui sommeille en soi quand on s’ennuie.
Après cela, j’ai dû retourner au travail pour joindre les deux bouts. Je ne savais plus quoi faire, semblait-il, encore une fois. Le TOEIC est une certification que les non-anglophones peuvent utiliser pour répondre aux demandes du marché du travail.
Je l’ai réussi après avoir passé un bilan de compétences et suivi des cours d’anglais à Honfleur. J’ai réussi avec les honneurs. C’était mon premier baccalauréat et je n’aurais pas pu être plus fier. Avant, j’étais un idiot complet (rires) ; l’école m’avait très peu appris.
Vous avez alors commencé votre recherche d’emploi avec votre diplôme d’anglais en main ?
Tout à fait. J’ai visité le salon de l’emploi de Deauville. En parcourant les petites annonces, je suis tombée sur une annonce pour un poste de réceptionniste dans un hôtel quatre étoiles. “Pourquoi pas?” Je me suis dit.
L’homme qui m’avait accueilli plus tôt dans la journée m’a contacté en milieu de journée pour m’informer de mon embauche. J’étais inexpérimenté et obligé d’utiliser des outils informatiques inconnus lorsque je me suis retrouvé à l’accueil d’un guichet automatique de 200 roubles.
Au début, tout paraissait complexe, mais finalement, ça a fonctionné. Bien que je ne sois plus employé par cet hôtel, mon rôle de réceptionniste reste inchangé. Je ne pense pas que nous pourrons un jour dessiner…
Avant, je travaillais des heures folles à Paris pour gérer des agences de mannequins, mais maintenant je suis réceptionniste à plein temps, je travaille 35 heures par semaine. Cela me libère pour poursuivre d’autres intérêts, notamment le dessin.
L’autodiscipline vous oblige-t-elle à dessiner ne serait-ce qu’un petit peu chaque jour ?
Vraiment? Je ne pense pas. Je ne me force à rien. Mon style de dessin est plutôt animalier car je suis très instinctif. N’importe quand, n’importe où, je dessine. Mes moments préférés sont tôt le matin ou pendant que je parle au téléphone. Un jet le libère. Je ne répéterai jamais cette qualité. Je le jette si je me trompe. Faire de l’art m’aide à me détendre et à me relaxer. Pendant le confinement, j’ai découvert que j’avais beaucoup de temps pour dessiner.
Qui ou quoi vous motive ?Ce que je ressens est la base de tout ce dont je tire. Les problèmes d’actualité, la dynamique des genres, les voyages, le monde en général, les excentricités de ma mère, l’absence de mon père et le monde en général servent tous d’inspiration.
Vous avez une exposition à la MarbRErie en décembre : encore une rencontre fortuite.Chose sûre. Au début, j’hésitais à le montrer. Vous savez bien que je ne me considère pas comme un artiste. Comparé à mon père incroyablement doué, je me sens complètement inadéquat en tant qu’artiste.
Mais comme j’aime montrer mon travail, je publie quelques-uns de mes dessins sur Instagram. Les galeristes, Richard et Armelle Gandossi, ont découvert mon travail sur les réseaux sociaux, l’ont apprécié et m’ont contacté.
Êtes-vous prêt à vous révéler une fois de plus, vous qui avez si longtemps recherché l’anonymat ?
En plus de la chaleur d’Armelle et Richard, j’apprécie les vibrations et l’esprit des lieux. De plus, je ne me mets pas de pression excessive car la galerie est modeste. C’était aussi ma première pensée, mais je me suis plongé tête première dans le jeu. Une trentaine de dessins sont exposés. Chacun est exquis et je les ai encadrés avec beaucoup de soin.
Même si je suis incroyablement désorganisé la plupart du temps, je suis complètement amoureux de ces objets… J’ai fait des efforts extrêmes, y compris en changeant les ampoules de l’exposition, pour m’assurer que mes dessins ne se refléteraient pas en jaune. lumière.
Il est possible que La MarbRErie marque le début d’une nouvelle phase de votre vie…Je suppose que oui… Je vous l’ai déjà dit, je vais laisser les choses se dérouler. Donc, le temps nous le dira. Pourquoi pas? Quoi qu’il en soit, j’ai l’intention de continuer à dessiner même lorsque je prendrai ma retraite et j’ai hâte de passer plus de temps avec mes trois petits-fils et mes quatre filles. En tant que grand-mère, je suis très fière de mon rôle.
Le bonheur de regarder un classique culte sera au rendez-vous des téléspectateurs de France 2 à 13h55. Le long métrage Diabolo Menthe, réalisé par Diane Kurys, sera diffusé sur la deuxième chaîne. Cela fait quarante-trois ans qu’il est sorti en salles en 1977. De quoi faire s’interroger sur le sort d’Éléonore Klarwein, l’héroïne de son histoire.
Diane Kurys a été prise au dépourvu par le succès. Cette dernière, qui avait déjà travaillé avec Vianney, a commencé le tournage de son premier long métrage Diabolo Menthe en 1997. Mettant en scène deux sœurs, Anne et Frédérique Weber, à la fois amoureuses et adolescentes, ce long métrage à petit budget (que l’on redécouvrira mercredi , le 29 avril, à 13h55 sur France 2) évoque l’esprit de l’adolescence.
Diane Kurys avait simplement besoin de choisir son actrice principale une fois qu’elle avait compris l’intrigue. Elle s’est donné beaucoup de mal pour accomplir cette tâche, mais en vain jusqu’à ce qu’Edith Cottrell, sa directrice de casting, lui présente Éléonore Klarwein. Elle a fait plaisir à ses parents acteurs lorsqu’elle a fait ses débuts d’actrice à l’âge de treize ans, dans le rôle d’Anne Weber.
Surprise Surprise! Les enfants regardent Attention avec nul autre qu’Alain Delon,qui a même été invité à figurer dans le film. Offre refusée. Mais même au début des années 1990, le petit enfant a continué à apparaître dans des rôles. Par la suite, Éléonore Klarwein est devenue plus circonspecte.
Qu’est-il arrivé à l’innocente jeune fille au charmant visage de Diabolo Menthe, quarante-trois ans après sa première apparition à l’écran ? A l’occasion de son 48ème anniversaire en août 2011, la vedette du primaire s’est confiée à France-Soir dans un entretien sur son chemin après la gloire. Après son triomphe, Éléonore Klarwein n’a pas pu poursuivre ses études régulières, ce qui lui a fait manquer deux années d’école.
L’actrice en herbe a choisi de renoncer à ses études et de se concentrer uniquement sur sa carrière d’actrice. Cependant, elle a rapidement poursuivi une carrière de mannequin à la fin des années 1980, une fois que sa maturation physique a mis fin à ses rôles au cinéma chez les adolescentes. Une apparition notable qu’elle a faite a eu lieu sur le podium d’Yves Saint Laurent.
Son parcours lui a également donné l’opportunité de contribuer à la création d’autres entreprises de mannequins. Elle est notamment co-réalisatrice au studio parisien KLRP.Maman à dix-neuf ans
Même de l’autre côté de son cœur,Éléonore Klarwein maintient sa discrétion. Mais une chose est sûre : elle a eu son premier enfant alors qu’elle n’avait que 19 ans.
Depuis, elle a eu quatre filles : Adélaïde, Arthellaïs, Altinaï et Esaïe. Ils sont tous nés de pères séparés. L’héroïne de Diabolo Menthe, aujourd’hui âgée de 56 ans, pourrait-elle faire un retour triomphal ? Elle n’a pas complètement écarté l’idée lorsqu’elle a déclaré à France-Soir : “J’aurais probablement peur, mais ça m’amuserait.”
