Émile Grand-Père Avoue

Émile Grand-Père Avoue
Émile Grand-Père Avoue

Émile Grand-Père Avoue – Les enquêteurs sont toujours intéressés par le profil du grand-père d’Émile. Avant sa comparution en 2018 en tant que témoin accompagné, il avait été accusé de violences. L’enquête était centrée sur des soupçons d’agressions sexuelles en cours au sein d’une communauté religieuse du Nord, où il avait travaillé comme éducateur.

Une communauté religieuse du Nord employait Philippe V, grand-père d’Émile, comme éducateur en 1993. Il a été témoin dans une enquête sur des crimes commis contre des mineurs de 15 ans ou plus après avoir été accusé d’un crime en 2018. Un passé troublant qui suscite l’intérêt des enquêteurs.

Le garçon de deux ans et demi a disparu l’été dernier alors qu’il séjournait chez ses grands-parents, et les autorités tentent toujours de trouver des informations sur lui. Dans leur examen minutieux des éléments disponibles, les enquêteurs se sont naturellement intéressés à l’entourage d’Emile.

Polémiques autour d’un mineur en 1993

De nouvelles révélations ont été publiées par TF1 depuis que le Canard enchaîné a publié mardi des éléments sur le passé troublant de Philippe V.. Jean L décide d’aller signaler à la police fin 2016 les événements du Village d’enfants du Riaumont survenus en 1993. Une multitude de crimes et d’abus sont relatés par l’auteur.

Les auteurs de ces abus seraient, selon lui, « Frère Philippe » et un autre homme, qu’il accuse de l’avoir agressée sexuellement. La salle “punir et recevoir les châtiments” aurait été le théâtre de violentes agressions. En conséquence, les « violences et agressions sexuelles sur mineur par personne ayant autorité » nécessitent une enquête. Au cours d’une année, la police saisit divers documents, notamment des dossiers contenant l’identité d’enseignants et de retraités.

Modification du statut du témoin en «témoin assisté»

Philippe V., placé en garde à vue en 2018 dans le cadre de l’enquête, a reconnu avoir agi selon les “méthodes pédagogiques dispensées au sein de l’institution” Les accusations d’agression sexuelle, en revanche, ne se concrétisent jamais. Des violations que le deuxième homme a fini par reconnaître pour lui-même. Tant que l’interrogatoire se déroule sous le couvert d’un témoin assisté, aucune preuve ne peut établir la culpabilité.

“On estime aujourd’hui qu’il y a eu une violation de la présomption d’innocence, avec des conséquences dramatiques pour la famille”, a déclaré l’avocat de la famille en réaction à la révélation de ces détails sur le passé du grand-père d’Emile.

Le grand-père du garçon était enseignant dans une communauté religieuse du Nord et il a été témoin dans une enquête sur des allégations d’abus contre des membres de cette communauté en 2018. À cette époque, il était décrit comme « le plus grossier de tous » par lui-même.
C’est juste un outil parmi plusieurs. Cela fait environ neuf mois que les enquêteurs chargés de « l’affaire Émile » ont commencé à explorer cette piste. Cependant, cette voie est bien plus raisonnable car elle touche directement le grand-père du petit garçon.

Les noms et prénoms des parents, grands-parents, oncles et tantes du garçon ont été transmis au Traitement des données ancestrales (TAJ) le samedi 8 juillet 2023, jour de la disparition d’Emile à Vernet (Alpes-de-Haute-Provence) . Cette base de données recensant les personnes accusées et victimes dans les affaires pénales et civiles, il est indispensable de passer par le TAJ dans le cadre de toute procédure judiciaire.

Un nom qui émerge

Instantanément, le nom du père d’Emile vient à l’esprit. Après la révélation de son passage au sein du groupe d’extrême droite « Bastion Social », il a été jugé en mai 2018 pour soupçons de violences racistes par le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence. Peu de temps après, à la demande d’Emmanuel Macron, Christophe Castaner, alors ministre de l’Intérieur, a relâché une groupuscule. Finalement, le père d’Emile avait assoupli sa position sur ce sujet.

Lorsque les gendarmes ont commencé leurs investigations dans l’entourage du garçon, ce n’est pas la seule information sortie du TAJ. Le passé du grand-père d’Émile a également refait surface. L’homme est mentionné comme “témoin assisté” dans une affaire judiciaire ancienne. Dès le premier jour de la recherche, ce sont ces connaissances qui susciteront l’intérêt des enquêteurs.

Oui, c’est un élément que nous avons obtenu immédiatement et qui n’était pas secret. Selon une source qui suit le dossier Emile depuis le début, “on a travaillé naturellement et vite, on a compris que ça n’avait rien à voir avec la disparition de l’enfant” (BFM DICI).

“Ce qu’on lui reproche n’est pas très clair. C’est justement savoir ce qui s’est passé à l’époque que nous visons. Une autre source judiciaire précise que, malgré l’absence de lien avec l’évanescence d’Émile, ce qui intéresse aujourd’hui en termes de personnalité. Mais que reprochait-on exactement au grand-père d’Emil, un individu décrit comme dur, strict et juste par les uns, autoritaire, sanguin et colérique par les autres ?

Travailler comme éducateur de communauté religieuse

Pour mettre les choses en perspective, il faut remonter au début des années 1990 à Liévin (Pas-de-Calais), lorsque Philippe V. rêve de poursuivre une carrière dans le ministère ecclésiastique. A vingt et un ans, il décide de pousser les portes de la communauté de Riaumont, fervent catholique pratiquant et déjà traditionaliste.

Une communauté conservatrice, un village d’enfants ouvert jusqu’en 2019 et une association scoute composent cette institution religieuse fondée en 1958 par le père Albert Revet. Qu’ils y soient amenés par la DDASS ou par les parents eux-mêmes, les garçons en difficulté pourraient trouver un foyer au village d’enfants. Riaumont perd son agrément et l’ASE cesse de placer des retraités dans cette zone au début des années 1980 après une alerte aux maltraitances.

Malgré cela, certaines familles envoient encore leurs enfants à Liévin, car au début des années 1990, une école à but non lucratif a été créée à Riaumont qui proposait des cours de CAP menuiserie et maçonnerie. Philippe V. fait son entrée dans la communauté durant cette période.

Nos deux noms sont l’éducateur stagiaire. A cette époque, je le connaissais. Je crois qu’il n’avait pas de vocation religieuse, mais je ne sais pas pourquoi il est parti. Cela fait 30 ans qu’il est absent de l’autre côté de la France et depuis, je n’ai plus eu de communication avec lui, a annoncé aujourd’hui un prêtre en activité à Riaumont.

Émile Grand-Père Avoue

Les encadrants servaient de seconde famille à cette époque. Nous étions présents à l’école avec les enfants. Les bureaux et notre éducation religieuse étaient nos principales préoccupations. Selon le curé, “on s’occupait des enfants” en journée, en soirée, ainsi que les week-ends et jours fériés. Par rapport à celui que les enfants étaient censés appeler “Frère Philippe”…

Rien de particulièrement remarquable, j’en ai peur. “Je ne suis pas au courant de tout ce qui le concerne”, d’abord, le prêtre répond via téléphone depuis Liévin. “Si c’est de l’histoire de violences légères que vous parlez, oui il y a peut-être eu des réactions disproportionnées des éducateurs mais cela n’a jamais été cautionné par Riaumont”, a déclaré-il avant de faire plus de confier . Nous avons été faits naviguer dessus il y a cinq ans…

“Les gifles, j’en ai mises quelques unes”

De multiples accusations d’agressions sexuelles ou de mauvais traitements au sein de la communauté religieuse ont donné lieu à l’ouverture de nombreuses enquêtes pénales depuis 2010. Au total, près de 200 personnes ont été interrogées et interrogées, dont plusieurs anciens étudiants. L’ancien prélat de Riaumont est également sous le feu des projecteurs.

Selon les enquêteurs, le grand-père d’Emile a été interrogé à ce sujet en 2018 dans le cadre d’une enquête de la police judiciaire de Lille sur des allégations de violences volontaires à Riaumont. D’après ce que l’on sait, il a avoué avoir “parfois donné des gifles, mais ce n’était pas souvent” à l’époque.

Interrogé sur les “châtiments corporels de la nuit” et les “braconnages” signalés par plusieurs enfants, l’homme avait nié ces allégations, les qualifiant de “totalement fausses”. Les coups de pied, oui, je les mets derrière moi. Les gifs, j’en ai mis quelques-uns. Il avait expliqué aux enquêteurs qu’il avait administré des coups de poing à plusieurs reprises, mais uniquement au niveau des épaules.

Le prêtre actif qui s’est entretenu avec BFM DICI a assuré que “80% des enfants qui ont passé ici sont très heureux aujourd’hui”. “Si des pères ont eu un comportement inapproprié, il faut les perpétuer”, ai-je dit avant de défier, nuancée, les autres foyers qui accueillent des jeunes d’obtenir des résultats similaires.

Par ailleurs, il nie avoir jamais eu un “constaté d’actes de violences” contre Philippe V. “Non plus ça, on devrait également m’accuser. J’ai déjà vu des prêtres recevoir une gifle du père Revet. Mais pas de lui. “Alors, je ne m’en souviens plus…”

“Le plus strict des éducateurs”

Franck* me fait mieux me souvenir. Durant son enfance, de onze à quinze ans, il passe du temps à Riaumont. S’il garde un bon souvenir de cette époque, il se souvient aussi de la sévérité de Frère Philippe.

Parce que les moines ont vocation à aider les enfants en difficulté, nous avons vu plusieurs postulants tester leurs vocations religieuses et éducatives. Il est resté un an ou deux mais n’a jamais ressenti l’appel au ministère. Donc, il est parti, et je n’ai plus jamais entendu personne parler de lui jusqu’à ce que son petit fils disparaisse. “C’était le plus strict de tous les professeurs”, se souvient Franck.

Frater Philippe était déjà kiné ou en train de l’être, il poursuit. Il fait quelques recherches et s’installe à Riaumont car il ne craint pas l’école traditionnelle. Il nous faisait faire beaucoup d’activité physique et de travail manuel. Il était plus autoritaire que les autres. Avant de retourner en classe, il insistait sur le calme absolu dans le bureau. En matière de discipline, il était le plus imprévisible.

Encore sous le choc de l’incident, Franck déclare : “Il ne tolérait pas l’insolence” en fouillant dans ses souvenirs. Il a infligé des punitions que d’autres se seraient abstenues de faire. Il m’a fait attendre un jour une génuflexion. Sur le moment, cela m’a affecté, mais le soir, je n’y pensais plus.

Tu ne veux pas, tu ne veux pas. Ces témoignages indirects sont les seules preuves que j’ai trouvées. Ceux qui ont vu frère Philippe donner des ballons aux enfants. Et je n’ai aucune raison de mettre en doute ces témoignages car ce sont ceux de camarades militaires de cette époque.

“Nous pouvions parler et rigoler avec lui”

Le fait qu’« il était le plus grossier de tout » signifiait que le P. Philippe n’appréciait pas particulièrement la présence de Franck. Cependant, le professeur au fort accent du Sud avait également de très bons points.

Même s’il savait être sévère, il n’était pas inaccessible, on pouvait donc lui parler et lui donner des coups de coude comme n’importe quel autre professeur. Nous n’avions pas peur de lui et cela ne nous dérangeait pas de faire des choses avec lui. Nous aimions jouer au football avec lui parce que nous nous progressions davantage qu’avec les autres professeurs qui étaient moins bons dans ce domaine, dit Franck, ajoutant qu’il était particulièrement doué dans ce sport.

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