
Justine Braisaz Parents – Elle utilise sa main d’adulte pour dessiner des ciels remplis de souvenirs de son enfance. Le Mont Blanc, un monstre aux sommets enneigés, est son objectif. La ligne de crêtes attire le regard de Justine Braisaz. Elle cherche attentivement les noms des montagnes qui se détachent sur le fond bleu.
Ils l’ont secouée lorsqu’elle était enfant:
Et maintenant elle s’accroche à ces instants éphémères qui passent trop vite entre ses mains. Outre les Crêtes du Midi et les Alpages de Megève, il y a l’Aiguille Croche. “Alors, je n’en suis pas sûr”, rapporte le Savoyard. Vous n’êtes pas malheureux même si vous êtes ici isolé, loin de la civilisation et de toutes ses commodités. C’est exactement ce que je recherche.
Son visage se déforme en un sourire expressif. C’est un jour de juillet. À ce jour, son carnet de voyage n’inclut pas encore l’hiver. Midi est là. Derrière des barbelés, dans le pré qui borde une route blanche et sale, un âne lèche un rouleau de sel. “C’est Atchoum, l’âne des voisins”, dit Braisaz en riant. Je l’appelle ma mascotte.
La façon dont les ânes semblent généralement abattus me fait pâlir. Revenir le voir m’apporte de la joie. Un sentier bifurque sur la route principale. Le sentier se termine dans une cabane. Les murs sont construits en bois. Les touristes sont escortés par une jeune femme blonde sur la terrasse alors qu’elle tient un bébé dans ses bras.
À proximité immédiate de l’herbe chauffée par le soleil, où les vaches grignotent l’herbe. C’est le moment qui a sorti Justine Braisaz de son sommeil. Dans cette partie de la nature, les humains ont été pratiquement absents.
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A tout moment, vous pouvez consulter notre politique de protection des données et retirer votre consentement. Je suis responsable de la gestion de mes choix. Celui qui s’est formé alors sera toujours un enfant.” Hauteluce est plus loin dans la vallée, où ses parents possèdent une propriété. Pourtant, Justine et ses deux sœurs ont passé leur enfance au Col de Véry.
Nous sommes venus ici en été”, murmure-t-elle. Je suis venu au monde début juillet et mes parents m’ont emmené au chalet en août. Les prises électriques et l’eau courante étaient inexistantes. Nous utilisions des bougies pour éclairer le chemin la nuit. Ils utilisaient la montagne comme terrain de jeu et le chalet comme jardin.
Elle a fait le tour de cette cabane en rondins sur son vélo. Pour que vous puissiez visiter Atchoum. Elle utilisait l’abreuvoir pour les vaches comme évier. Pour la simple raison que c’était divertissant. Le crachoir et la buvette étaient occasionnellement tenus par les touristes. Chaque jour était une nouvelle merveille. “On ne comprend pas tout ça quand on est jeune.
Elle se souvient de ces étés légendaires:
Même s’ils étaient parfois longs. Elle n’entend rien. Le chien aboie à l’intérieur de la maison. Pendant que sa sœur s’occupe de nourrir sa nièce, Justine Braisaz regarde avec amour. Comment on vous a appris et ce que vous avez vécu ont façonné qui vous êtes aujourd’hui… Cet instant a créé un lien permanent entre eux deux. Je suppose que c’est la raison de ma personnalité indomptée et de mon talent pour échapper. personnes.
Un havre de paix, la nature assurée. Celui d’un enfant. C’est désormais un refuge pour les adultes confrontés aux pressions croissantes de l’âge adulte. Pour cette raison, elle est toujours à la recherche de moyens d’affronter son environnement hostile, ce qui peut parfois la démoraliser.
Selon son témoignage, « les choses sont turbulentes » sur notre planète. À cet endroit, la montagne est sereine. Cela me remplit d’une calme assurance. De plus, il est possible d’être désorienté en hiver en raison de l’abondance des contacts humains. C’est moi, et c’est une pure joie. Il est possible de choisir le bonheur.
Elle a choisi de raconter l’histoire en portant un fusil et des skis. Même si elle n’avait que 10 ans, elle ressentait le besoin de repousser ses limites. A la ferme, il n’y avait pas de concours. Même si elle a fini par en faire une carrière, elle n’a jamais perdu de vue le fait qu’elle était autrefois une fermière de là-bas.
La veille, elle a pris un bus pour rentrer à Pyeongchang:
En Corée du Sud, depuis Antholz-Anterselva, en Italie, site de la dernière manche de la Coupe du monde. Profitant de ses derniers jours en famille avant son vol pour la Corée du Sud, Justine Braisaz, 21 ans, passe un merveilleux mois de janvier mardi.
La Savoyarde évoque son parcours de biathlète sur un patio d’Hauteluce, dans le Beaufortain, face au Mont Blanc. On dit parfois que je n’ai pas assez de filtres. Avoir des conversations avec des journalistes, c’est comme suivre une thérapie, explique-t-elle.
Sauvage et impulsive, elle est aussi évasive, réfléchie et honnête. Nous risquons de passer à côté si nous généralisons trop. Sa coéquipière et senior française, Marie Dorin-Habert, a confirmé qu’il fallait le laisser grandir à son rythme pour que son « petit génie » puisse briller.
Avec E Même look bleu-vert océanique, la sœur aînée de Justine, Sarah (23 ans), également vêtue d’un manteau gris, d’une chemise noire, d’un pantalon blanc et de bottes Sorel, a des pommettes saillantes et des doigts longs et fins. Dès l’âge de cinq ans, ils se lancent dans l’aventure du ski alpin, une tradition observée par tous les enfants nés dans la vallée de Hauteluce.
Tout comme sa sœur cadette Léonie, qui a également participé à la sélection, la plus jeune de ses frères et sœurs a fait la transition vers le ski de fond à l’âge de dix ans. Une décennie plus tard, elle découvre sa place dans le biathlon.
A l’origine discipline militaire (la patrouille homonyme) dans les pays nordiques:
Le biathlon est devenu un sport olympique officiel en 1960… pour les hommes. Ses origines remontent aux chasseurs qui utilisaient des planches de bois pour guider leurs proies. Albertville, la ville natale de Justine Braisaz, accueillera les Jeux d’hiver de 1992, mais les femmes ne pourront pas y participer d’ici là. Je n’ai aucun intérêt pour ce mythe.
Je me contentais de concourir dans mon sport. C’était aussi simple que d’enfiler vos skis et de récupérer votre arme à feu. L’environnement qui nous entoure a le pouvoir à la fois de captiver et de détourner. “Au début, nous ne savions pas tous les deux comment contrôler cela”, dit-elle.
Les deux relais et quatre épreuves individuelles:
Dont le départ groupé, sont au programme de Braisaz à Pyeongchang. Une course au format long mettant en vedette les 30 premiers au départ, suivie de quatre tirs et d’un départ groupé. Un objectif vers lequel s’efforce tout biathlète. Malgré ses grandes compétences en ski de fond, elle trouve le tir du 22 Long Rifle plus difficile.
Au stand, il s’agit de baisser « le pouls » avant de repartir rapidement. Selon la loi judéo-chrétienne, les biathlètes sont punis d’un tour de pénalité (150 mètres) pour chaque échec. Afin de se séparer des ennemis proches, nous employons une procédure mentale et visuelle. Pour elle, c’est comme aller voir un banquier : on s’apprête à être impoli.
La Savoyarde a connu une petite défaite lors des compétitions de janvier, malgré sa première victoire en Coupe du monde en décembre au Grand-Bornand. Les meilleures choses dans la vie sont l’état d’esprit, la confiance en soi et la faim. En tant que sous-produit du développement de la personne, le résultat n’est qu’une conséquence.
J’ai dû faire un changement après le Grand-Bornand et retourner chez mes parents, l’écurie et mon sanctuaire sûr. On m’a appris à ne faire aucune promesse. Ce n’est pas ainsi que fonctionne le biathlon. De toute façon, personne n’a besoin de moi pour prouver quoi que ce soit.
En plus d’héberger une quarantaine de vaches qui fournissent du lait à la coopérative de Beaufort pour les fromages d’appellation contrôlée, elle vous invite à prendre des photos dans le chalet familial sur les hauteurs d’Hauteluce. Leur travail à la ferme est continu, à l’exception des mois de décembre à mi-avril, lorsque son père, comme l’employeur à temps partiel de Sarah, est moniteur de ski aux Saisies.
A 2 000 mètres d’altitude, toute la famille profite de l’été pour monter les vaches dans les alpages. Nous n’avons ni électricité ni eau courante. En raison de notre éloignement, nous suivons le cycle nocturne du soleil. Je me sens un peu différent puisque je crois que l’enfance façonne ce que nous devenons. Selon elle, ce sont des périodes extrêmement rares de l’année.
Apprendre le russe sans lui demander pourquoi:
C’est la raison pour laquelle Justine Braisaz a quitté Moûtiers pour poursuivre le LEA à Grenoble après son bac S. Au bout de cinq mois, elle décide de s’orienter vers la biologie. En raison du temps nécessaire au biathlon, un autre cours est maintenu en attente. Une vie d’austérité qui le consume onze des douze mois de l’année (à l’exception de quatre concours) et lui accorde trois semaines de répit en avril.
Elle était allée seule en Grèce et au Népal au cours des années précédentes. Alors qu’elle avait en tête l’Amérique du Sud pour 2018, sa destination ultime sera les Etats-Unis pour un séjour de réflexion : « Voir la neige en mai ». “Je veux me consacrer à 100% au sport de haut niveau, ce que je n’ai pas pu faire jusqu’à présent”, confie celle qui semble encore en phase de transformation.
J’ai voté pour Emmanuel Macron parce que j’ai l’impression qu’il a des idées innovantes et qu’il n’a pas peur de bousculer les barrières établies”, a-t-elle déclaré à propos de son choix présidentiel, obtenu après consultation de sa sœur cadette Léonie.
Je ne sais pas si on peut l’appeler ‘dieu’ ou ‘ange’, mais je crois en quelque chose”, dit-elle en faisant référence à sa foi, même si, comme sa famille, elle n’a jamais été proche des religions organisées. Lorsqu’on lui demande si son emploi lui permet d’avoir une vie personnelle, elle se montre de plus en plus évasive.
Les mois que vous passez séparément n’ont aucune incidence sur la valeur de l’amour. Cela arrive simplement. Je ne peux pas imaginer une relation comme celle-là basée sur des applications et des sites Web de rencontres. Comparé au biathlon, l’amour est vaste, omniprésent et considérablement plus vaste.
Son salaire annuel est estimé à « 100 000 euros », qu’elle attribue à son contrat douanier (un CDD renouvelable chaque année à « un peu plus d’un minimum »).euh salaire”), ses sponsors et ses incitations à la performance lors de la Coupe du Monde.
Avoir les moyens de subvenir à ses besoins est plus important que n’importe quelle carotte. Juste de quoi financer un voyage, un abonnement à Géo et Cuisiner ou National Geographic (“Je pourrait y passer des journées, la meilleure façon d’amener son petit monde”).
