Parents De Philippe Bertrand

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Parents De Philippe Bertrand – Cela fera quarante ans demain, samedi, que Patrick Henry décapite Philippe Bertrand à Troyes. Un livre critiquant cette affaire hors du commun vient de paraître chez José Hugin. A 45 ans, je suis coloriste professionnelle spécialisée dans la manipulation des bouteilles de champagne. Autrement dit, j’ai l’âge qu’aurait eu Philippe Bertrand s’il n’avait pas été tué. Enfin, le lieu où s’est produit l’incident est Troyes, où je suis né.

J’avais donc sept ans lorsque Patrick Henry, alors âgé de vingt-trois ans, a enlevé le petit Philippe Bertrand le 30 janvier 1976. Je ne me souviens pas grand-chose de ce qui s’est passé à cette époque. Je tiens en mémoire qu’après, Patrick Henry est devenu un genre de croque-mitaine. Dans les familles, on disait aux enfants stupides : “Faites attention, Patrick Henry vient vous chercher !”

Et puis il y a eu ce livre de Patrick Henry, “Avez-vous à le regretter…” Lors de l’arrestation de Patrick Henry en 2003 pour possession de 10 kg de cannabis, il a été libéré. C’est seize mois après sa libération conditionnelle en 2001. “Vous n’aurez pas à le regretter” aurait été le premier titre du livre s’il n’avait pas été arrêté.

Imaginez comment il aurait fait la promotion de son livre à la télévision s’il n’avait pas été interrogé. “Quelle impudence !” je me suis dit. Parce que je suis passionné par plusieurs choses, j’ai voulu me souvenir de ce qui s’est passé en 1976. Il n’y a pas eu de livre sur cette affaire qui, à mon avis, concerne avant tout Philippe Bertrand.

Que faisiez-vous dans la vie ?

Je ne suis pas un auteur. Je n’ai donc pas cherché à faire du style ni à me lancer dans des enchevêtrements lyriques. Je suis attaché aux faits, rien que les faits. J’ai parcouru les anciens disques. Je suis ravi de rencontrer ceux qui sont encore en vie. Je me suis rendu au cimetière où repose Philippe Bertrand. Là j’ai découvert que la famille qui s’était retirée en Vendée avait glissé le cercueil. Ensuite, cela l’avait captivé. Tout ce travail m’a pris un an et demi à deux ans.

Avez-vous rencontré des membres de la famille Bertrand ?

En octobre 2012, le père de Philippe Bertrand est décédé. J’ai écrit à Mme. Bertrand. Cependant, je n’ai jamais reçu de réponse. Elle m’a dit qu’elle ne voulait pas d’un livre d’un membre de la famille qui est toujours à Troyes. C’était une grave erreur de la part de la famille que d’en reparler.

Quelqu’un d’autre dans cette famille m’a informé après la sortie du livre qu’il l’aimait mais qu’il n’en parlerait pas publiquement. Tous les secrets ont été dévoilés par cette affaire. Vous racontez l’incroyable arrestation des gendarmes le premier jour du rapt. Patrick Henry parvient à prendre son envol malgré son retrait.

Patrick Henry contacte les parents pour exiger un million de francs à 18h05 le premier jour de l’évacuation. Les policiers alertés tentent de répondre à l’appel. Le père et le ravageur continuent leur conversation et finissent par comprendre que l’appel vient d’une cabine téléphonique de Bréviandes, commune proche de Troyes dans le N.D.L.R.

Une flotte de voitures banales du SRPJ arrive. L’homme est toujours dans la cabine. Une directive a été donnée à la police de ne pas interroger le suspect mais de le retrouver jusqu’à l’endroit où se trouve Philippe. À l’improviste, une escouade de gendarmerie apparaît. Le ravageur succombe à la peur et parvient à feindre la coopération avec les forces de l’ordre…

Malheureusement, je suis profondément convaincu que Philippe Bertrand était déjà mort même si les policiers et les gendarmes avaient pu l’appréhender. Au-dessus de la brasserie des Charmilles, Patrick Henry avait emmené Philippe Bertrand dans un salon privé. Ce n’était pas une bonne insonorisation. Au bar, tout le monde entendait tout : les w.-c., le pas… Alors, le patron du bar est bien formé. Il y avait un silence complet dans cette pièce alors que tout le monde savait que Philippe était un garçon de retour. Les voisins de cette pièce n’ont plus rien entendu.

Continue-t-elle à marquer Troyes dans cette affaire ?

Oui, quarante-cinq ans plus tard. Les gens me racontent ce qu’ils ont ressenti lors des dédicaces des livres. Ils utilisent toujours un langage assez dur, et certains d’entre eux ne cachent pas qu’ils préféreraient le voir décapité.

La douleur de la mort était insupportable. Le sujet des détenus de longue durée est cependant évoqué par le cas Patrick Henry. Doit-il les garder en prison pour toujours ou les laisser partir après cette longue peine ? Qu’allez-vous en juger ?

Je suis opposé à l’emprisonnement capital. Mais peut-on libérer un tueur d’enfants ? Je ne pense pas que nous puissions donner une réponse universelle à ce sujet. C’est du cas par cas. Chez Patrick Henry, sa rédemption me paraît inconcevable. Cela nous a été prouvé lors de sa libération en 2001. Il disposait sur son compte d’une somme confortable. Est-ce une organisation d’aide aux enfants maltraités ?

Pensez-vous vraiment qu’il a pu changer après toutes ces années de prison ? Il a consacré beaucoup de temps et d’efforts, obtenant plusieurs diplômes… Danielle Henri. Dans la France des années 1970, son frère Patrick est le tueur de sang-froid qui a échappé à la peine de mort grâce à la plaidoirie de Robert Badinter.

Elle refuse de l’abandonner depuis quarante-cinq ans s’il espère une nouvelle libération conditionnelle. Même si elle connaît “le mal qu’il a fait”. La femme au balcon a pleuré, et c’est lui qu’on voit. Des yeux bleus, un teint rose et un front haut. L’appartement au coeur de Troyes est tellement bien entretenu qu’il est presque gênant d’y mettre les pieds.

Parents De Philippe Bertrand

Grâce à une réduction de peine en raison de sa maladie, Patrick Henry, 64 ans, l’un des plus anciens détenus de France, sera libéré ce vendredi. Henry commue une peine d’emprisonnement à perpétuité pour le meurtre d’un enfant. Selon la procureure Béatrice Angelelli, qui s’est entretenue avec l’AFP, la mesure sera mise en œuvre à partir de samedi à Melun (Seine-et-Marne), ville où Patrick Henry a été incarcéré.

En 1977, il a été reconnu coupable du meurtre de Philippe Bertrand, sept ans, et condamné à la prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle ; un diagnostic de cancer de la prostate « engage des fils pronostiques vitaux » pour cet homme.

Les hospitalisations régulières dans un établissement sécurisé sont sa norme depuis le 15 mai. “Je suis désormais libre de quitter ce quartier et de devenir “patient ordinaire”, a déclaré son avocat Hugo Lévy. Plusieurs médecins avaient déterminé que son état de santé était “durablement incompatible avec une détention”, selon le jugement du tribunal de l’application des peines (TAP) de Melun, que l’AFP était autorisée à examiner.

Lévy soutient que cette décision « est conforme à la loi, nécessaire, tant il est inconcevable que les lieux de privation de liberté soient aussi des lieux où les hommes meurent ». Patrick Henry, devenu un symbole de la lutte contre la peine de mort après y avoir échappé de justesse à la fin des années 1970, doit une grande partie de son succès aux arguments avancés par son avocat Robert Badinter.

Une libération conditionnelle en 2001 a marqué un retour symbolique dans la société après 25 ans derrière les barreaux. Mais sa réputation d’ancien modèle criminel s’est rapidement estompée : en 2002, il a été placé en détention provisoire après avoir été interrogé en Espagne avec environ 10 kilos de cannabis. Un certain nombre d’autres demandes de libération conditionnelle ont suivi, dont aucune n’a été satisfaite à ce jour.

“Il veut le silence” –

Cette fois, le tribunal a jugé que « la sortie sera entièrement prise en charge par un couple d’amis qui l’ont soutenu depuis 25 ans », signifiant que « la motivation financière, qui a toujours guidé ses passages à l’acte, semble pouvoir être écartée.

Lors d’une conférence de presse, l’une des épouses du couple, Martine Veys, a expliqué : “Je lui ai proposé un hébergement et une aide financière pour subvenir à ses besoins”. Patrick Henry est “dévoré par la maladie” depuis 1992, selon le visiteur de prison de 67 ans. “Aujourd’hui il veut le silence autour de lui, se soigner le mieux possible, c’est ce qu’il m’un dit”.

Patrick Henry a été reconnu coupable de dissimulation d’informations aux parents de Philippe Bertrand et au département de l’Aube, où il avait emmené le garçon, dans le cadre de la sursis. Suite à l’horrible chant de rançon et à la découverte du corps sans vie de l’enfant sous le lit du jeune VRP Patrick Henry, une bagarre brutale a eu lieu.

“La France a peur” a été lancé par l’animateur du JT Roger Gicquel la veille du retrait de son cadavre. Des citations renommées qui ont été faites. “Nul ne peut raisonnablement considérer cette décision comme une faveur judiciaire injustifiée”, affirme son avocat, “compte tenu de la maladie mortelle dont il souffre” et “quarante années d’enfermement”.

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